Biennale internationale d’art mural, c’est son petit nom. Jusqu’au 3 juin, une vingtaine d’artistes de street art investissent les pignons de la ville. Et le programme est chargé. 

On a pas mal d’artistes internationaux, détaille Julien Prouveur, président du Collectif Renart, qui organise l’événement. Mais on a aussi beaucoup de locaux. Il y a beaucoup de talents, ici. C’est important de les mettre à l’honneur et de montrer qu’il y a une vraie scène locale.” D’autant que pour lui, les région foisonne d’artistes bien inspirés. La biennale d’art mural leur est dédiée. Et d’une jolie manière : jusqu’au 3 juin, donc, les artistes vont réaliser une vingtaine de fresques dans la métropole. Sur des pignons de maisons ou d’immeubles, à Villeneuve-d’Ascq, Saint-André, Lille, Hellemmes ou même Denain. “Ce sont principalement des maisons dont j’ai contacté les propriétaires“, commente Julien Prouveur. Il n’y a pas d’autre moyen de fonctionner, mais il est culotté, il faut l’avouer.

Dès la première édition, en 2013, le Collectif Renart avait fonctionné de la sorte : les membres de l’association repéraient des pignons de maison pouvant accueillir des œuvres de street artists, ils contactaient les propriétaires… et laissaient les artistes invités se mettre au travail. “On n’a prévenu personne, au début. Dès la première édition, on a fait une trentaine de fresques.” La mairie a adhéré au fonctionnement… après coup.

Pour cette troisième édition, le patrimoine va donc s’étoffer encore. Et le public pourra voir les artistes à l’oeuvre (les rendez-vous sont à consulter juste ), fait plutôt rare et très sympa. “Trois artistes en résidence au Flow exposeront sur les grilles du parc Lebas, également. Et nous nous sommes imbriqués dans les Rendez-vous du Hip-hop qui auront lieu à Saint-Sauveur le 3 juin. Nous organisons des visites des fresques dans le quartier de Saint-So et Moulins, et nous allons organiser le même jour une jam session sur les fenêtres de l’ancien collège Jean-Macé.” Pour les visites (gratuites), rendez-vous est donné à 14 heures et 16 heures devant les grilles de la gare Saint-Sauveur. On vous les conseille vraiment, il n’y a pas une rue du quartier qui ne regorge pas d’histoires de graffeurs, colleurs et autres adeptes du pochoir.”Le but, c’est de montrer tout l’éventail des techniques possibles.

De mai à octobre, des visites guidées du street art

C’est une nouveauté pour le collectif, qui réservait les visites guidées de ses fresques aux Journées européennes du patrimoine. “Nous allons organiser une visite par mois en collaboration avec l’Office de tourisme. Il y aura un guide de la ville et un membre du Collectif Renart.” Deux visites se feront à vélo, cinq à pied. Pour la première date, le 28 mai, les places sont déjà en vente (7 euros) à l’Office de tourisme et par téléphone au 0 891 56 2004.

Un plan de l’art mural à Lille

Pas envie ou l’occasion de suivre une visite guidée? La ville s’est associée au Collectif Renart pour éditer une carte de la métropole lilloise proposant un parcours à vélo de quatre heures couvrant une bonne partie des fresques faites pendant les deux précédentes BIAM. “Une nouvelle carte va sortir en juin avec les nouvelles fresques de la troisième édition“, ajoute Julien Prouveur. Une excellente manière de visiter la ville sous un nouvel angle, et de découvrir ou comprendre les artistes de street art qui l’ont investie. C’est le but de la BIAM, après tout.

Tout plein d’info sur le site de la BIAM ici.

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