Depuis « Gangsta’Paradise » de Coolio et « Pour que tu m’aimes encore » de Céline Dion, on n’avait jamais vu ça. La fraude dans le métro lillois s’est effondrée à un taux « jamais atteint depuis 1995 », selon un communiqué de Transpole, la société en charge de l’exploitation du réseau de transport en commun de la Métropole Européenne de Lille (MEL).

D’accord, si vous êtes un habitué du métro, c’est un peu dur à croire, mais selon la MEL le taux de fraude dans les transports en commun vient encore de baisser pour la deuxième année consécutive. Entre 2015 et 2016, il a chuté de 10 % pour passer à 12,9 % (contre 14,4 en 2015).

Pour Transpole-Keolis, c’est 1,2 million d’euros en plus dans les caisses. Mais surtout, c’est une performance impressionnante : le taux de fraude était tout de même de 18,3 % en 2014. Les anciens se souviennent qu’à l’époque, la fraude dans le métro était devenue une institution. OKLM, une mutuelle des fraudeurs s’était mise en place et plusieurs comptes Twitter permettaient de suivre les contrôles Transpole sur le réseau en temps réel.

Mais un tiers des amendes est payé

Pour faire diminuer le nombre de resquilleurs, Transpole a multiplié, ces deux dernières années, le nombre d’opérations de contrôle : 141 000 en 2016. Elle a embauché dix-sept nouveaux agents. Selon le site Mobilicites, Transpole aurait une armée de 200 contrôleurs à son service. Ceux-ci ont dressé plus de 200 000 PV en 2016. Le tarif des amendes a d’ailleurs été augmenté au 1er janvier pour passer de 89,5 euros à 100 euros. Mais seulement un tiers de celles-ci ont été payées. À Vozer, on serait très curieux de savoir comment vous faites. N’hésitez à nous l’expliquer dans les commentaires de cet article.

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