On en parle depuis 2014, Transpole va commencer à la fin mai des travaux pour installer un premier portique dans le métro lillois. On vous dit où.

Aujourd’hui, c’était plutôt facile de prendre le métro sans payer. Il suffisait de passer avec détachement, style « j’ai un abonnement spécial », devant les médiateurs aux blousons orange pour pouvoir monter dans «le meilleur métro du monde». Et il suffit de se poster près de l’une des bornes Pass-Pass, pour se rendre compte qu’il n’y a pas que les loulous qui ont un abonnement « spécial ». Des tas de gens très bien n’en ont strictement rien à faire du concept de financement des transports en commun et économisent 1,60 euros dès qu’ils le peuvent.

Poussée par Gérald Darmanin, le maire de Tourcoing et nouveau « Action man » nordiste au gouvernement, la Métropole Européenne de Lille (MEL) a entamé une longue réflexion de trois ans pour savoir si l’installation de portiques, pourrait comme à Lyon ou Rennes, faire baisser la fraude. Entre temps, la fraude a diminué autrement (pub, contrôles, etc.), passant de 18,3 % en 2014 à 12,9 % en 2016. Mais la MEL est lancée. D’autant que Lille a la réputation d’avoir «  le taux de fraude le plus important de France » selon une élue Métropole Communes Unies (MCU).

Elle a donc mis de côté 7 millions d’euros pour construire ses portiques, mettant fin à 34 ans de libre accès aux stations. Le premier devrait voir le jour à la fin mai à la station Lille-Europe et être opérationnel pour novembre. La MEL veut équiper les stations les plus fréquentées, vont donc suivre Lille-Flandres, République, Porte de Douai, Porte des Postes à Lille, Eurotéléport à Roubaix et la station de Tourcoing-Centre. À Lyon, l’installation de ces portiques dans 41 stations, pour 53 millions d’euros, avait permis de faire passer le taux de fraude de 11 à 7 %.

Lire aussi : Depuis 1995, il n’y a jamais eu aussi peu de fraudeurs dans le métro lillois

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