Dans la première circonscription du Nord, il y a vingt-cinq candidats, ce qui est un record. Parmi eux, Slimane Abdelkafar, Lillois et représentant du Parti Pirate dans le Nord. 

J’étais abstentionniste par conviction, démarre direct Slimane. Je ne me sentais pas représenté du tout, et je trouvais que le système démocratique n’étais pas idéal. J’ai préféré m’investir autrement, dans des associations ou des collectifs.” Puis le Lillois de trente ans en a eu marre de laisser la politique aux autres et a décidé de se lancer. Mais pas dans un parti traditionnel. “Le Parti Pirate, c’est tout de même autre chose. Il défend des idées dont je me sens vraiment proche. Déjà, il n’y a que des candidatures citoyennes, pas de gens membres de partis traditionnels.” Le programme des pirates revendique plus de libertés individuelles, le droit à la vie privée en ligne comme IRL, la levée de l’état d’urgence, l’accès à la culture, le droit à une vie décente et une “démocratie liquide“. “C’est entre la démocratie représentative et la démocratie directe. Chacun a le droit de donner son avis, mais il peut aussi déléguer ce pouvoir, pour un temps, à quelqu’un d’autre.

Dans le Nord, Slimane est donc le seul pirate. “Il y a cinquante-huit candidats du parti dans toute la France, pour les élections législatives.” En France, le parti n’a pour le moment pas de mandat électoral national. Mais Slimane Abdelkafar espère bien que ça changera. “En Islande, ils ont fait très fort aux dernières élections et ont des sièges à l’assemblée.” Le Lillois compte profiter de l’engouement des élections françaises pour monter une antenne du parti à Lille. “Nous sommes une petite dizaine pour le moment, mais ça peut prendre.

Pour vous renseigner sur le Parti Pirate français, c’est par ici. Pour voir qu’est ce que ça raconte dans la première circo du Nord, c’est par .

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