Voilà des OVNI de la musique tels qu’on les aime. Des originaux souriants, des mecs qui en veulent tout en restant hyper sympas. Les Spunyboys auraient pu naître en 1945 et faire carrière dans les 60’s sans que personne ne soit surpris. Mais en 2017, un groupe aussi dévoué au rockabilly, c’est tout à fait inédit. 

Parce qu’ils ont un genre de classe fabuleuse, un bagou un peu suranné mais tout à fait charmeur, et il faut bien l’avouer : la banane du leader/chanteur/contrebassiste est tellement magnifique qu’elle mériterait un article à elle seule. Les Spunyboys sont des artistes tout à fait à part. Déjà parce qu’ils ont un look totalement improbable (mais classe) en 2017 (la veste rodéo, c’est so 1960), et ensuite parce qu’ils ont l’air de vivre leur truc avec tant de naturel qu’ils arrivent à faire passer la country pour le prochain genre musical à suivre. Ils ne sont pas surannés, en fait. Ils sont délicieusement anachroniques. Et potes avec Antoine De Caunes, avec ça :

Et avec Jean-François Dérec, aussi :

On doit avouer qu’on est tombés sur eux sur YouTube. Quand on a découvert qu’ils étaient Lillois (et de notre époque !), on a passé un temps fou à écumer leurs vidéos, leurs profils Facebook et leur chaîne Youtube. Et on est un peu tombés amoureux. Les trois garçons se sont formés en 2011. Rémi et Guillaume, frères dans le civil, contrebassiste et chanteur pour le premier, batteur pour le second, tournaient déjà ensemble depuis 2006. Eddie les a rejoint avec sa guitare cinq ans plus tard, donc. Et depuis, ils tournent dans le monde entier. A trois, ils sont parvenus à remettre au goût du jour le Rockabilly, ce qui reste tout de même un défi.

Ô chance, ils ont décidé de célébrer leur 800e concert à Lille. Ce sera le 6 juillet au Stairway, rue de la Halle. Et on est bien contents.

 

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