On passe devant tous les jours, on les remarque ou pas, mais ce qui est sûr, c’est qu’elles font partie du paysage urbain. Dans tous les quartiers, il y a des œuvres de street art. Certains artistes écument la ville à coup de collages et de bombes depuis un petit bout de temps. Si bien qu’on peut croiser leurs créations un peu partout. Liste non exhaustive.

Mister P, De Gaulle comme lubie

Vous en avez vu des dizaines, c’est obligé. Ses Charles de Gaulle sont collés un peu partout dans la ville. Ils sont discrets mais à force de les chercher, on ne voit plus qu’eux. Ils changent de couleur, de fond, mais jamais de forme. Une marque signature qui a fait la réputation de l’artiste qui est arrivé à rester anonyme. Il vend quelques œuvres dans une galerie rue des Vieux Murs, mais pour le reste, il faut sortir dans la rue et lever le nez.

Mimi the Clown, le colleur punk

La bouille blanche au nez rouge de Mimi, tout le monde la connait. Normal, en même temps. Il ne faut pas s’attendre à autre chose quand on est un artiste prolifique qui utilise son propre visage comme base de quasiment toutes ses créations. On en croise beaucoup dans le centre de Lille, mais il est bien capable de faire des excursions dans d’autres quartiers.

Zacharie Bodson, le jeune premier

On lui avait consacré un article il y a quelques mois. Parce que Zacharie, à 19 ans, ne se cache pas vraiment pour afficher ses “Jack Invasion” un peu partout dans le centre. Un peu comme Mister P a choisi De Gaulle comme camarade de crime, Zacharie a choisi Jack Nicholson. Et ça claque.

JIEM

Il a une patte bien à lui, JIEM. Des couleurs pétantes, des personnages aux traits reconnaissables entre tous, une empreinte qu’il laisse là où il peut. Il peint des fresques pleines de vie et de chaleur, des personnages hauts en couleur, des oiseaux aux yeux écarquillés, qui enroulent la ville et imprègnent les murs des rues. Il est actuellement en résidence à la Sécu, à Lille-Fives, avec l’artiste belge Marie Limonade.

Monsieur Cana

Mr. Cana / Guislain museum 28-08-2014
Le gros chat jaune sur le pignon du Tripo, à côté d’Euralille? C’est lui qui s’est amusé avec M. Chat. On vous avait dit qu’on vous parlerait que de gens que vous connaissez. Le Lillois, pas étranger du tout au Collectif Renart qui organise la BIAM, est souvent sorti de la ville pour aller peindre ses fresques ailleurs. Son travail particulièrement fort en Palestine est disponible juste ici (cliquez, vous le regretterez pas).

Poisson

C’est l’invité totalement mystère de cette liste. Des poissons, il y en a plein, mais alors plein la ville. Il y en a même un qui est encore apparu dans les dernières semaines sur la façade du Zénith, côté sortie d’autoroute.

Une page Facebook et un compte Instagram recensent ces poissons par dizaines. Poisson cultive l’anonymat le plus complet tout en étant particulièrement prolifique. Tant qu’il garde mieux son secret que Banksy (coucou Robert de Massive Attack !)…

Alors, des street artists à Lille, il y en a des dizaines. C’est bien pour ça que la Biennale internationale d’art mural existe. Le mieux, si vous voulez les découvrir, reste de sortir dans la rue et de lever le nez. Sinon, la ville de Lille, en collaboration avec le Collectif Renart, a édité une carte de l’art mural de Lille. Bonne visite !

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