Tout le monde a encore en travers de la gorge l’annulation de la braderie 2016 (attentats obligent). Cette année (les 2 et 3 septembre prochains pour être précis), la ville a eu plus de temps pour s’organiser, et a mijoté un programme qui permet de garantir un maximum de sécurité aux bradeux. Au passage, la maire de Lille en a profité pour opérer un retour aux sources qui ne devrait pas faire de mal. 

Les vendeurs de ponchos péruviens ou de posters de films qui prennent une place folle, c’est fini.” Et ça ne manquera certainement pas. L’histoire est simple : pour contrôler un peu mieux le flux de vendeurs en tout genre et minimiser le risque de mouvements de foule, de heurts ou carrément de terrorisme, la ville a décidé de réduire le périmètre de la braderie et de conditionner les réservations d’emplacement à un critère : pour vendre, cette année, il faudra être Lillois. Les vendeurs de produits neufs, ce que la mairie appelle les commerçants non sédentaires, et les brocanteurs venus d’ailleurs n’auront plus le droit de squatter les trottoirs de la ville.

Rassurez vous tout de suite : la braderie comptera quand même entre 8000 et 10 000 exposants. Ils seront en revanche tous Lillois, commerçants ou habitants. La seule exception à cette nouvelle règle  : les antiquaires professionnels, qui devront payer 250 euros pour s’installer boulevard de la Liberté (et non plus autours du parc Lebas, comme c’était le cas avant). Et pour tout le monde, c’est réservation obligatoire (juste ici).

Initialement prévu dans le but de sécuriser l’un des événements les plus importants de France (2.5 millions de visiteurs chaque année), ce nouveau plan permet de “retrouver l’esprit initial de la braderie“, pour Martine Aubry. “Ça permet de retirer tout le reste qui faisait de la braderie un peu une fête à neuneu.” Plus de vendeurs de coques d’iPhone rue Nationale et boulevard de la Liberté. Que des brocanteurs et des antiquaires. Et la fête, toujours. On a quand même vachement hâte.

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