Les premiers résultats du classement de Shanghaï viennent d’être mis en ligne. Lille 1 pointe entre la 700e et la 800e place du classement secondaire. Les autres universités lilloises n’y figurent tout simplement pas.

Depuis 2003, l’université chinoise de Jia Tong publie un « classement académique des universités mondiales ». Pour se faire, elle s’appuie sur le nombre de Prix de Nobel, le nombre de citations des chercheurs et le nombre de leurs publications. La pédagogie et la capacité à accompagner les étudiants dans leurs cursus ne sont jamais mesurées, mais ce « classement de Shanghaï » est devenu LA référence pour mesurer la performance des établissements du monde entier en matière de recherche. Son top 10 est occupé, depuis sa création, par des établissements américains et britanniques. L’édition 2017 ne fait pas exception avec un podium occupé par Harvard, Stanford et Cambridge. La première université française, Paris 6, pointe à la quarantième place.

La cuvée 2017 est une nouvelle fois désastreuse pour les établissements lillois. Ni Lille 3 ni Lille 2 n’apparaissent dans le classement global. Lille 1 est annoncé en vrac dans un classement d’établissements prometteurs, très loin du top 500, entre la place 701 et 800. Mais ce bon classement est à pondérer avec l’histoire de celle-ci. C’est tout de même là qu’a été développé le premier métro automatique. Une première mondiale !
Petite consolation, Lille 1 avait déjà été remarqué par les chercheurs chinois en 2012. L’établissement avait fait son entrée dans le top 200 des filières mathématiques. En 2007, l’université était même parvenue à chatouiller les derniers établissement du top 500.

Que faire ?

Comment expliquer ce résultat ? Dans le cas de Lille 3, université de Sciences humaines et sociales, quelques pistes de réflexion ont été avancées récemment dans un ouvrage passé inaperçu : « L’impossible université » de Fabrice Bouthillon.