Ce samedi soir, Paris se met en mode Nuit Blanche et accueille des events très cool un peu partout. Flemme de faire le voyage ? Vous inquiétez pas, Lille ne va pas s’asseoir sur ses mains en attendant que le week-end passe. Grâce au N.A.M.E. Festival, il va y avoir moyen de se mettre bien à Lille aussi, et de se faire sa propre Nuit Blanche. Ambiance contre-soirée. 

Astuce 1 : la Nuit du Tripostal

C’est 10 euros en tarif plein. De 23 heures à 4 heures du matin, des performeurs vont se succéder pour animer le Tripostal et pour la beauté de l’art. Avec Toilet Disco, Jonny Woo & A Man To Pet. On ne va rien vous spoiler, mais si vous êtes fan de l’esthétique de RuPau’s drag, vous ne devriez pas être trop déçu.

À part ça, il y aura évidemment des DJ : APM001 (avec un VJ set) et Péo Watson. Avant 23 heures, il sera possible de jeter un coup d’oeil à l’expo du Tripostal et à d’autres performances (Violeta Sanchez, Thibauld le Maguer et La Ribot. Vous savez qui c’est ? Non ? Moi, non plus).

Astuce 2 : la Gare Saint-Sauveur

Après une première soirée gratuite vendredi avec une sélection d’artistes soundcloud-compatibles (Fideles, Roland Appel & Local heroes) de 18 h à 0 h. Le festival continue le samedi avec une deuxième fournée de concerts d’artistes inconnus, mais talentueux (toujours à découvrir sur Soundcloud) : Giorgia Angiuli (vraiment pas mal), Rancido, BOg, Blac. Comme sur Soundcloud, c’est totalement gratos. Et on pourra boire de la bière au bar. Bien mieux qu’une soirée digger devant son ordi.

Samedi toujours, bien que plus habitué à apprendre Chopin à Francky Vincent et Enora Malagré sur France 2, le pianiste star Jean-François Zygel sortira de sa zone de confort pour une performance entre piano, électro et vidéo. C’est au cinéma de la Gare Saint-Sauveur entre 18 h 30 et 20 h 30. C’est gratuit, mais dépêchez-vous pour y aller. Il n’y en aura pas pour tout le monde (à la différence de sa Zygel Académie).

Astuce 3 : Arnaud Rebotini à l’Australian

UN NOM, enfin un nom à se mettre sous la dent. Arnaud Rebotini, c’est cette technoblues de moustachus fisteurs. Et c’est très bien comme ça. L’artiste est revenu, ces dernières semaines, pour un remix totalement gay-friendly de Smalltown Boy par Bronski Beat pour la superbe bande originale de 120 battements par minute. Le monsieur est par ailleurs producteur (Yann Wagner notamment) avec une vraie culture du son et du gros synthé analogique. Un pur, un dur. C’est presque trop pour l’Australian, mais on ne va pas bouder son plaisir. Ce samedi de 21 heures à 3 heures du matin.

Sinon, si vous voulez un peu de littérature sur le N.A.M.E. Festival, nos copains de La Voix du Nord ont sorti un truc assez sympa, un genre de journal numérique entièrement dédié au festoche. On vous le conseille, parce qu’il y a tout plein d’interviews et une jolie revue de détail de la programmation. Même que si vous cliquez sur les boutons “play”, il y a des vidéos qui se lancent. C’est beau.

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