Peut-être avez-vous déjà entendu “Hyped “, “Somethinng I give” ou encore “Shake that”. Des titres de Toni NTO, artiste franco-marocain et lillois qu’on a rencontré en pleine préparation de son premier EP.  Pour ceux qui ne connaissent pas, voici un petit portrait.

La musique, Toni (Antoine de son vrai prénom) y a goûté très tôt. Bercé durant son enfance par les bons vieux rythmes des années 80’, c’est à 14 ans qu’il découvre réellement la musique. « La musique m’a touché. J’ai trouvé ça fou. »

Initié d’abord au rap par un ami, il se lance dans l’écriture puis dans la composition pour ne finalement se consacrer plus qu’à celle-ci.
Il conjugue son nouveau centre d’intérêt avec un cursus d’ingénieur réseau télécom qui le mène à Lille et durant lequel il décide que la musique occupera la totalité de son temps. « J’ai réalisé qu’en fait je ne faisais les deux qu’à moitié ».

Les choses sérieuses commencent pour l’artiste qui obtient un stage de quelques mois dans un grand studio. Il crée ses morceaux, collabore avec d’autres artistes et lance doucement sa carrière. Et s’il se produit le plus souvent lors d’événements privés. Toni assure également les premières parties de DJs un peu partout.

Son inspiration, il la tire de Michael Jackson pour ses shows parfaitement millimétrés, de James Brown pour son éthique de travail mais aussi de Bruno Mars pour son appropriation des rythmes funk qui lui plaisent par-dessus tout.

A l’entendre, rien ne parait plus simple que de créer un morceau. « Je commence par une mélodie » à base d’accords ou de basse, « à partir de là j’entends bien les cuivres qu’il faut retranscrire et l’enveloppe finit par apparaître. Viennent ensuite les percussions et soit je fais une mélodie de voix pour un chanteur, soit je fais un refrain qui fait ressortir les couplets. Que ça pète. »

Mais au-delà de l’artiste Toni se veut entrepreneur. Et si Toni NTO est une entreprise, c’est aussi un personnage (vêtu d’un costume et caché derrière des lunettes de soleil) et une philosophie portée sur le développement personnel : « Optimiser son travail et être optimiste ». D’ailleurs sa musique à un sens. « Je veux être comme les artistes qui ont éclaté mais aussi faire comme je veux, n’être guidé par personne » et c’est là l’intérêt qu’il trouve dans la pop funk : transmettre ce message sans être moralisateur, de façon joyeuse. « Je fais de la musique pour divertir mais j’aimerais aussi représenter cette idée de ne pas s’arrêter sur ce que les gens pensent mais apprécier les choses comme elles sont ».

En attendant la gloire, Toni prévoit de partager son nom au maximum. «J’aimerais pousser “Hyped” pour voir à quel point je peux créer une communauté autour de ma musique. Il n’y a rien de plus gratifiant que quand tu joues un truc et que les gens reconnaissent et chantent. »
D’ici là on attend la sortie de l’EP qui devrait raconter, au travers de sept titres, l’histoire d’un artiste rejeté qui se rêve en rockstar à l’ancienne.

Comme on est chanceux on a entendu quelques titres en avant-première et autant vous dire que ça promet d’être sympa. En attendant, pour ceux qui l’auraient manqué, voici le titre “Hyped”:

A suivre donc. Notamment sur sa page Facebook. Et puis sa chaîne YouTube.