On vous en parlait déjà en décembre de cette sécu sociale étudiante qui était en fin de vie. On ne savait pas encore trop à quelle sauce allaient être mangés les étudiants malades, mais depuis, la loi du 8 mars a été adoptée. Et comme on est sympas, on la décortique pour vous.

Dès son arrivée à la présidence, Emmanuel Macron avait annoncé la couleur : la sécu’ sociale étudiante coûte trop cher au vu de son efficacité. Elle fête donc cette année sa 70e et dernière année d’existence puisque les néo-bacheliers du cru 2018 arriveront dans un monde universitaire dépourvu de SMENO ou LMDE à la rentrée prochaine.

Tout ça grâce (ou à cause, c’est à vous de voir) de la loi du 8 mars sur l’orientation et la réussite des étudiants.

Rassurez-vous, ça ne veut pas dire que les étudiants se retrouveront sans sécu’. Ils seront juste affiliés au régime général de santé comme leurs parents, leurs oncles, leurs tantes et le reste de la smala.

 

La nouvelle loi prévoit une sortie de ce régime spécial de santé étudiant en deux temps.

  • en 2018, ce sera la disparition pure et simple de la sécu étudiante pour les petits nouveaux.
  • en 2019, le reste du monde estudantin abandonnera sa bonne vieille sécu’ étudiante pour rejoindre à son tour le régime général.
Une cotisation vie étudiante de 90€

Par contre, ne vous emballez pas trop, les 217€ que les étudiants déboursaient chaque année pour leur sécu ne restera pas entièrement dans leurs poches.

Déjà, tous ne la payait pas, cette sécu’ : les boursiers, les étudiants salariés, ceux qui avaient plus de 28 ans ou encore les enfants de cheminots avaient un mot d’excuse et n’avait rien à sortir du porte-monnaie.

 

A partir de septembre prochain, chaque étudiant, peu importe son niveau d’étude, paiera maintenant à chaque rentrée une “cotisation vie étudiante et vie de campus” (CVE pour les intimes qui comprend donc la santé, le sport et la culture) qui s’élève à 90€.

Et pour le coup, les seuls qui seront exemptés de la payer la fameuse cotisation, ce seront les boursiers.