Photo @Philippe Pauchet / La Voix du Nord

Bon, ça commence à faire beaucoup. Le Biplan, après avoir fermé plusieurs mois pour faire des travaux d’accessibilité, a décidé d’annuler le restant de la saison. La commission de sécurité a tiqué sur une issue de secours qui n’est pas aux normes.

D’ici la fin de la saison le 13 juillet, ça fait tout de même une cinquantaine de dates annulées. “C’est clair que c’est dur, avoue Louise Rugaud, en mission de service civique en charge de la communication au Biplan. Mais c’est le conseil d’administration et les bénévoles qui ont pris la décision, nous n’avons pas été contraints.Le lieu qui abrite un théâtre et une salle de concert en sous-sol n’envisageait pas de mettre en danger le public accueilli quatre à cinq soirs par semaine. 

Retour en arrière, deux secondes :  “L’été dernier, on a fait de très gros travaux de mise au normes, raconte Louise. C’était à la demande de la commission de sécurité et d’accessibilité. Notre plan travaux avait été accepté.” Le Biplan se lance donc dans un chantier qui dure plusieurs mois, où les marches sont remplacées par des rampes, où les toilettes sont mises au normes, où la taille de la cave est réduite pour correspondre au nombre max de personnes acceptées pour les concerts… “Mercredi dernier, la commission est repassée, c’est une obligation légale. Et il y a toujours un problème qui persiste au niveau d’une issue de secours.” En gros, les portes de l’issue incriminée, qui donnent sur le hall de l’immeuble voisin, ne battent pas dans le bon sens. 

On est en train de chercher des solutions pour aménager une autre sortie de secours. On travaille activement à ça actuellement.” Mais en attendant, le Biplan n’accueillera pas de public. “On ne prendra aucun risque, c’est une question morale.” Le temps de trouver la solution, de faire les devis, puis les travaux, puis de refaire passer la commission, la saison sera déjà terminée.

Notre objectif est d’ouvrir en septembre, pour la saison 2018-2019. Mais on reste motivés, avec une équipe de bénévoles qui nous soutient à fond.” Le Biplan, en 20 ans d’existence, en a vu d’autres. Ce n’est qu’une turbulence.