Si vous avez gardé des lettres ou journaux intimes de mémé Josette dans votre malle à souvenirs, c’est peut-être le moment de leur faire prendre un peu l’air : le ministère de la Culture lance une “Grande Collecte” de documents pour retracer l’histoire des femmes. Et celle de mémé pourrait les intéresser.

On ne va pas se mentir, nos livres d’Histoire ne regorgent pas de noms de femmes. Pendant longtemps, ils n’étaient d’ailleurs écrits que par des hommes. Ceci explique peut-être sûrement cela.

Aujourd’hui, ça va mieux. Mais on cherche toujours à connaître mieux quelle était la vie des femmes d’autrefois. Et pour ça, il faut des archives, celles de nos aïeules, pour écrire la grande Histoire à travers les petites. Des lettres, des photos, des archives familiales, des diplômes, des cartes postales... rien n’est anodin pour les historiens tant les archives de et sur les femmes sont pauvres.

Direction le grenier

D’où l’idée de cette “Grande Collecte” initiée en 2013 par le Ministère de la Culture pour renflouer les fonds des services publics d’archives. Après les lettres de Poilus et les relations avec l’Afrique, voici venu le temps des cathédrales de s’intéresser aux femmes.

L’appel a été lancé officiellement le 9 juin et il ne faut pas traîner pour aller fouiller dans le grenier de sa maison d’enfance car il prend (déjà) fin ce vendredi dans la région selon La Voix du Nord.

Une fois que vous avez retrouvé les fiches de paye ou les lettres d’amour de votre arrière-grand-mère, il vous suffit de prendre rendez-vous aux archives départementales du Nord ( 22 rue Saint-Bernard à Lille) ou dans les six autres sites du Nord-Pas-de-Calais (Dainville, Calais, Roncq, Halluin, Villeneuve-d’Ascq, Roubaix). Vous pouvez donner vos originaux ou seulement les déposer le temps qu’ils soient copiés. Votre histoire familiale pourra alors nourrir la grande histoire des femmes.

Et d’ailleurs, on vous conseille de ne pas jeter vos lettres d’amours, mesdames et messieurs les millennials. Ou SMS d’amour. Ou mail d’amour. Qui sait, ils serviront peut-être dans plusieurs siècles à raconter notre histoire.