Agathe chine pour vous… A Lille et ailleurs

Dans Lille
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Vous avez vu Girl­boss, la nou­velle série Net­flix? Sans faire de la pub pour la plate­forme, on vous la con­seille. C’est l’his­toire d’une petite nana au car­ac­tère bien trem­pé qui décide de lancer un busi­ness de fringues de sec­onde main. Un peu comme la Lil­loise Agathe, qui a lancé en novem­bre dernier son site J’i­rai chin­er pour vous.

Je n’en pou­vais plus d’être habil­lée comme tout le monde”, racon­te la jeune femme. De pas­sage à Berlin et Budapest, l’é­tu­di­ante à la Catho de Lille décou­vre les com­merces de sapes de sec­onde main. “C’est très dévelop­pé là bas. Ça plait parce que ce sont des vête­ments que per­son­ne n’a, qui sont uniques.” L’idée fait son chemin dans sa tête, jusqu’à l’an­née dernière, alors qu’elle est en mas­ter 2. “Les gens ont une mau­vaise image de la sec­onde main. Et ils n’ont pas le courage d’aller chercher des vête­ments dans des mag­a­sins vin­tage. Je me suis dit que j’al­lais fouiller pour eux.” Elle n’hésite pas longtemps avant de se lancer. “J’ai inter­rompu mes études pour me lancer. Je ne voulais pas pass­er à côté de ça.” Un gros pari. “Mais fal­lait le ten­ter! Dès avril, j’ai com­mencé à acheter des vête­ments. J’ai aus­si lancé mon Insta­gram et j’ai fait un gros teas­ing dessus. Je mon­trais les habits que j’avais dénichés, mais je ne les met­tais pas en vente.” Elle sil­lonne les villes d’Eu­rope et d’ailleurs pour trou­ver les pièces uniques qu’elle met­tra en valeur sur son futur site. “Je suis allée à Berlin, Budapest, Brux­elles, Paris Lon­dres, et même Mon­tréal. Chaque ville a sa spé­ci­ficité. J’y allais pour trou­ver un type de vête­ment par­ti­c­uli­er.

“Les Lillois sont vraiment très stylés”

La bou­tique en ligne ouvre donc fin 2016. Et démarre bien. “J’ai la chance d’avoir une maman com­préhen­sive qui m’a amé­nagé un grand dress­ing chez elle.” Elle expédie les pièces ven­dues dans toute l’Eu­rope, mais “un bon quart de la clien­tèle est Lil­loise”. Nor­mal, en même temps. “Les Lil­lois sont vrai­ment très stylés, c’est dingue.” Sur sa bou­tique en ligne, la jeune entre­pre­neure poste tous les jours des pho­tos de ses dernières trou­vailles. Des vestes en tweed, des blousons mate­lassés, des robes longues ou ultra cour­tes selon leur péri­ode de créa­tion… Et des vête­ments de qual­ités, qui tien­nent dans le temps, lavés et repassés avant d’être mis en vente sur le site. “C’est un aspect impor­tant pour moi, assure Agathe. Le milieu de la mode est la deux­ième source de pol­lu­tion dans le monde. C’est juste hor­ri­ble. Il faut que les gens pren­nent con­science de ça, aus­si.” La démarche de recy­clage est donc aus­si écologique. “C’est un cer­cle vertueux: j’achète à des asso­ci­a­tions, je recy­cle des habits, je ne créé pas de pol­lu­tion.” Mis bout à bout, ça fait un con­cept plutôt très chou­ette. “A terme, j’aimerai bien ouvrir une bou­tique ou un café, où les gens pour­ront venir et pass­er du temps à essay­er les vête­ments.” On ne lui souhaite que ça.