Pour Allons Enfants, Amine et Pierre sont candidats aux élections législatives

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Ce n’est pas parce qu’Amine Baba Aïs­sa a 22 ans, et Pierre Lehem­bre, 18 qu’ils man­quent d’idées. Il en ont plein, et des très sérieuses. Le pre­mier se présente aux lég­isla­tives dans la 8e cir­con­scrip­tion (Roubaix, Wat­tre­los), le sec­ond dans la 5e (Loos, Haubour­din, Seclin). Et ils ont bien l’in­ten­tion de se faire enten­dre.

Allons Enfant, c’est un par­ti qui existe depuis 2014 et qui regroupe des jeunes de 18 à 25 ans qui com­men­cent à trou­ver que la poli­tique de papa, ça va cinq min­utes. “Il y a d’autres manières de faire avancer les choses”, assure Amine, qui se présente donc pour un siège de député. Avec Pierre Lehem­bre et Léa Deturche (pour la 10e cir­co), le jeune homme essaye petit à petit de faire con­naître Allons Enfants, de pouss­er sa généra­tion à se déplac­er aux urnes. “A la lim­ite, qu’ils votent pour nous ou non, ce n’est pas grave. L’un de nos objec­tifs, c’est de lut­ter con­tre l’ab­sten­tion.” Bon, quand même, si les voix pou­vaient revenir à son par­ti, ce serait mieux. D’au­tant que le pro­gramme d’Al­lons Enfants, con­stru­it par des think-tanks et voté en assem­blée de 100 adhérents (démoc­ra­tie par­tic­i­pa­tive oblige), ne sonne pas creux.

Aucun d’en­tre nous n’a envie de faire de la poli­tique”, avance Pierre. L’un des principes du mou­ve­ment est de ne pas avoir pour objec­tif de faire car­rière. “Hors de ques­tion d’avoir une per­son­ni­fi­ca­tion du pou­voir. On est là pour les idées.” Et il en ont plein.

Nous avons bâti notre pro­gramme sur qua­tre grands principes, pour­suit Amine. L’é­colo­gie, l’in­no­va­tion, l’Eu­rope, et l’é­d­u­ca­tion.” Des sujets qu’ils esti­ment devoir être traités par les jeunes généra­tions. “A l’Assem­blée Nationale, la moyenne d’âge est de 60 ans. Ils ne sont pas sen­si­bil­isés comme nous aux nou­velles tech­nolo­gies ou au développe­ment durable. Fer­mer les cen­trales nucléaires d’i­ci 2050 pour pass­er au 100% renou­ve­lable, favoris­er l’emploi des jeunes en créant une nou­velle forme de con­trat de tra­vail, amélior­er l’accueil de réfugiés, ren­forcer l’u­nion Européenne, lim­iter le nom­bre de man­dats pour les élus par­lemen­taires pour aider au renou­velle­ment de la classe poli­tique… Des mesures pro­posées qu’ils défendront s’ils sont élus. Ça peut arriv­er, après tout.

C’est vrai que ce serait dingue”, s’a­muse Pierre. Pour autant, si l’un ou l’autre est élu, ils ont déjà leur plan d’at­taque en tête. “L’idée est d’avoir un impact sur le vote des lois. Et comme nous sommes dans une logique de démoc­ra­tie par­tic­i­pa­tive, nous deman­deront leur avis aux citoyens via une plate­forme en ligne avant de vot­er telle ou telle loi.” Tout un pro­gramme.