Qui sont ceux qui se cachent derrière le street art lillois ?

Dans Dans la rue
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On passe devant tous les jours, on les remarque ou pas, mais ce qui est sûr, c’est qu’elles font par­tie du pay­sage urbain. Dans tous les quar­tiers, il y a des œuvres de street art. Cer­tains artistes écument la ville à coup de col­lages et de bombes depuis un petit bout de temps. Si bien qu’on peut croi­ser leurs créa­tions un peu par­tout. Liste non exhaus­tive.

Mister P, De Gaulle comme lubie

300 LILLE

Publiée par Mis­ter P sur Dimanche 22 février 2015

Vous en avez vu des dizaines, c’est obli­gé. Ses Charles de Gaulle sont col­lés un peu par­tout dans la ville. Ils sont dis­crets mais à force de les cher­cher, on ne voit plus qu’eux. Ils changent de cou­leur, de fond, mais jamais de forme. Une marque signa­ture qui a fait la répu­ta­tion de l’ar­tiste qui est arri­vé à res­ter ano­nyme. Il vend quelques œuvres dans une gale­rie rue des Vieux Murs, mais pour le reste, il faut sor­tir dans la rue et lever le nez.

Mimi the Clown, le colleur punk

Publiée par MIMI the ClowN sur Mar­di 16 mai 2017

La bouille blanche au nez rouge de Mimi, tout le monde la connait. Nor­mal, en même temps. Il ne faut pas s’at­tendre à autre chose quand on est un artiste pro­li­fique qui uti­lise son propre visage comme base de qua­si­ment toutes ses créa­tions. On en croise beau­coup dans le centre de Lille, mais il est bien capable de faire des excur­sions dans d’autres quar­tiers.

Zacharie Bodson, le jeune premier

Publiée par Zacha­rie Bod­son sur Ven­dre­di 7 avril 2017

On lui avait consa­cré un article il y a quelques mois. Parce que Zacha­rie, à 19 ans, ne se cache pas vrai­ment pour affi­cher ses “Jack Inva­sion” un peu par­tout dans le centre. Un peu comme Mis­ter P a choi­si De Gaulle comme cama­rade de crime, Zacha­rie a choi­si Jack Nichol­son. Et ça claque.

JIEM

Publiée par Jiem & Mary — Wan­der­lust Social Club sur Mar­di 6 juin 2017

Il a une patte bien à lui, JIEM. Des cou­leurs pétantes, des per­son­nages aux traits recon­nais­sables entre tous, une empreinte qu’il laisse là où il peut. Il peint des fresques pleines de vie et de cha­leur, des per­son­nages hauts en cou­leur, des oiseaux aux yeux écar­quillés, qui enroulent la ville et imprègnent les murs des rues. Il est actuel­le­ment en rési­dence à la Sécu, à Lille-Fives, avec l’ar­tiste belge Marie Limo­nade.

Monsieur Cana

Mr. Cana / Guislain museum 28-08-2014
Le gros chat jaune sur le pignon du Tri­po, à côté d’Eu­ra­lille? C’est lui qui s’est amu­sé avec M. Chat. On vous avait dit qu’on vous par­le­rait que de gens que vous connais­sez. Le Lil­lois, pas étran­ger du tout au Col­lec­tif Renart qui orga­nise la BIAM, est sou­vent sor­ti de la ville pour aller peindre ses fresques ailleurs. Son tra­vail par­ti­cu­liè­re­ment fort en Pales­tine est dis­po­nible juste ici (cli­quez, vous le regret­te­rez pas).

Poisson

C’est l’in­vi­té tota­le­ment mys­tère de cette liste. Des pois­sons, il y en a plein, mais alors plein la ville. Il y en a même un qui est encore appa­ru dans les der­nières semaines sur la façade du Zénith, côté sor­tie d’au­to­route.

#leze­nith #stree­tart­lille #pois­son­lil­lois

Publiée par Cher­chez le pois­son sur Mer­cre­di 14 juin 2017

Une page Face­book et un compte Ins­ta­gram recensent ces pois­sons par dizaines. Pois­son cultive l’a­no­ny­mat le plus com­plet tout en étant par­ti­cu­liè­re­ment pro­li­fique. Tant qu’il garde mieux son secret que Bank­sy (cou­cou Robert de Mas­sive Attack !)…

Alors, des street artists à Lille, il y en a des dizaines. C’est bien pour ça que la Bien­nale inter­na­tio­nale d’art mural existe. Le mieux, si vous vou­lez les décou­vrir, reste de sor­tir dans la rue et de lever le nez. Sinon, la ville de Lille, en col­la­bo­ra­tion avec le Col­lec­tif Renart, a édi­té une carte de l’art mural de Lille. Bonne visite !