La page Humans of Lille tire le beau portrait des Lillois

Dans Lille
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Des dizaines de por­traits pour autant d’histoires. Humans of Lille est une simple page Face­book. Et un concen­tré de vies lil­loises, ras­sem­blées par Marion, Lil­loise d’adoption, qui a fait de ses ren­contres une manière de par­ler de ceux qui font la ville.

Marion, quand elle a démar­ré sa page en 2014, vou­lait res­ter dans l’anonymat pour mieux mettre en valeur ceux dont elle par­lait sur sa page. « Mais main­te­nant, ça n’a plus d’importance. » Le suc­cès de sa page (17 000 fans et des pous­sières), se suf­fit à lui-même.

« Je sui­vais Humans of New York, et la démarche du mec me plai­sait. Il était sans emploi, mais avait un appa­reil pho­to dans les mains. A ce moment-là, je venais de m’installer à Lille, et ça m’a sem­blé être une bonne manière de décou­vrir la ville. »

” Je des­sine depuis l’enfance, comme beau­coup de monde. Mais j’ai vrai­ment com­men­cé à pra­ti­quer l’illustration depuis un…

Publiée par Humans of Lille sur Lun­di 3 avril 2017

En pho­to, elle ne s’y connaît alors pas vrai­ment, mais se lance quand même. Elle sort dans la rue et va par­ler à des gens. Leur tire le por­trait et publie le tout sur sa page Face­book. « Je ne pose jamais les mêmes ques­tions, tout se fait au fee­ling. » Et les gens lui parlent, se laissent pho­to­gra­phier. « Au début, je ne voyais pas ce que je pou­vais en tirer per­son­nel­le­ment. Puis avec le recul, je me rends compte de la géné­ro­si­té des gens. Cer­tains m’ont racon­té des his­toires bou­le­ver­santes. Je ne sais pas com­ment dire, c’est comme si on était un tableau vierge qui a besoin de se rem­plir des his­toires des autres pour apprendre. »

Elle essaie de publier toutes les semaines, même si ce n’est pas évident. « Mais je me suis prise au jeu, clai­re­ment. » Elle a fait plu­sieurs séries, sur les élèves de l’école de la seconde chance, sur les femmes, sur la com­mu­nau­té LGBT+. Des séries un peu plus enga­gées que d’habitude. « C’est sûr qu’il y a un fil rouge, que tout ça fait écho à nos propres valeurs. Mais tous les por­traits ne sont pas enga­gés. »

« La ques­tion du genre homme/femme chez moi, ne compte pas. Ça n’est pas ça qui me défi­ni. Le genre c’est quelque chose…

Publiée par Humans of Lille sur Same­di 1 juillet 2017