Lille : le futur plus grand bar karaoké d’Europe nous a ouvert ses portes et ça en jette !

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Le 23 juillet, Vozer annon­çait un retard à l’al­lu­mage pour le Kara­Fun Bar lil­lois, le plus grand bar karao­ké d’Eu­rope. Son ouver­ture est repor­tée à novembre. Nous vous révé­lions aus­si l’exis­tence de la« Salle Zéro ». Un mys­té­rieux labo­ra­toire du fun, com­pa­rable à la Cho­co­la­te­rie de Willy Won­ka. Vozer a eu le droit d’y mettre les pieds pour une petite heure.

Chan­teur de salle de bain ou Cas­ta­fiore, pas de place pour l’hésitation ou la timi­di­té. De la Salle Zéro, celle qui sera répli­quée en 16 exem­plaires au 8 rue de Ras­ti­bonne, s’é­chappe une musique fun­ky. À peine avez-vous pas­sé la porte que vous vous retrou­vez plon­gé dans une pièce enfu­mée, éclai­rée par des pro­jec­teurs mini-Led tour­noyants… Vous êtes jeté au centre d’une scène de concert ou d’un stu­dio de télé. Au Kara­Fun Bar, la star, c’est vous. D’ailleurs c’est l’effet recher­ché.

« Tour­ner le temps à l’o­rage…» Les écrans rou­geoient et le texte com­mence à défi­ler.«Reve­nir à l’é­tat sau­vage…» Les six pro­jec­teurs mini-LED encadrent le rond cen­tral, puis vire­voltent à toute vitesse vers le cana­pé géant en forme de U qui enserre la scène. Jean-Bap­tiste Defos­sez, le boss de Reci­sio, la mai­son-mère de Kara­Fun, écarte les bras et reprend «Il suf­fi­ra d’une étin­celle et d’un mot d’a­mour, oui pouuuur…». S’in­ter­rom­pant subi­te­ment : « Vous avez vu ? Tout est syn­chro­ni­sé. Sur les mor­ceaux popu­laires, nous avons fait le maxi­mum. Ça s’ac­cé­lère dans les temps morts de la chan­son. Même au Japon, per­sonne ne fait ça ! » D’ac­cord, ça allume le feu.

L’animation de la pièce varie et s’adapte à chaque chan­son, en pre­nant soin de coor­don­ner la cou­leur des spots aux écrans pla­cés à chaque coin de la salle. Pour la Reine des Neiges, des flo­cons lumi­neux enva­hissent le box. À ce rythme-là, chaque mor­ceau est un nou­veau spec­tacle et il y en a plus de 30 000 au cata­logue.

Trent-cinq stu­dios dans le monde pro­duisent des ins­tru­men­taux pour Kara­Fun. La qua­li­té des ins­trus est impec­cable. Fini le temps où un type sin­geait Michael Jack­son avec un syn­thé casio. Sur l’i­Pad Pro de la salle Zéro et même direc­te­ment via son smart­phone, l’on peut rema­nier les mor­ceaux à sa guise. On a fait le test. C’est plu­tôt pas mal de ralen­tir le rythme quand il faut chan­ter Des­pa­ci­to et qu’on ne connaît pas un mot d’espagnol. Et pour ceux qui ne maî­trisent pas trop, voire pas du tout les titres, le guide vocal, une petite voix pour vous don­ner le tem­po et la hau­teur du chant, vient vous ras­su­rer. Même l’é­quipe Kara­Fun l’ac­tive par­fois. His­toire de balan­cer des «DES-PA-CITO» même en ayant fait Alle­mand LV1.

Dans Kara­Fun Bar, il y a.… bar. Mine de rien, on se retrouve vite avec la gorge un peu sèche après deux heures pas­sées à chan­ter à tue-tête. Le deuxième iPad Pro de la pièce est là pour ça. Ins­tal­lé près de la porte, il per­met de pas­ser com­mande. Il y a même un mode sans alcool pour les enfants. De toute façon, ils n’ont pas besoin de ça pour deve­nir com­plè­te­ment hys­té­riques. La sélec­tion musi­cale est lar­ge­ment suf­fi­sante. Vous pou­vez chan­ter tous les Dis­ney que vous vou­lez et même les Kids Uni­ted. Une pres­sion sur l’i­Pad et …« ON ÉCRIT SUR LES MURS LE NOM DE CEUX QU’ON AIME.…», se mettent illi­co à hur­ler les enceintes. Alors que Vio­laine Verhée, la future gérante du bar, nous raconte que lors des der­niers essais avec la pro­gé­ni­ture des sala­riés de l’en­tre­prise (douze ans d’âge), les res­pon­sables de la salle Zéro ont retrou­vé une horde d’en­fants sau­vages hur­lant à pleins pou­mons dans les micros, le nez à deux cen­ti­mètres de l’é­cran géant. On ima­gine les gosses sor­tis par les pieds après deux heures à ce rythme-là. «… DES MESSAGES POUR LES JOURS À VENIR»

Pas d’équivalent de Tokyo à Stockholm

Pour dé-rin­gar­di­ser le karao­ké — la marotte de Jean-Bap­tiste Defos­sez — la tête pen­sante de Kara­Fun s’est trans­for­mée en globe-trot­ter. Capable de par­ler pen­dant des heures des dif­fé­rences entre les karao­kés japo­nais et sué­dois ou de l’ou­ver­ture d’un club géant à Mia­mi «avec une sélec­tion de titres en fran­çais». Il l’as­sure : « Avec le Kara­Fun Bar, nous tenons quelque chose de beau­coup plus fes­tif que tout ce qui se fait ailleurs.» Même le Japon ne peut riva­li­ser…

Le Kara­Fun Bar est annon­cé comme le plus grand karao­ké d’Eu­rope. Il s’étendra sur plus de 600m² et com­por­te­ra seize salles avec des jauges de 4 à 50 per­sonnes. Il sera en outre doté d’un espace-bar et d’une grande salle qui aura la capa­ci­té d’accueillir des concerts. Il devrait pro­po­ser des tarifs assez proches de ceux d’un ciné ou d’un bow­ling. L’ou­ver­ture de ce nou­veau temple du chant est pré­vue pour la fin novembre. Il devrait être pos­sible de réser­ver vos pre­mières ses­sions dès le 15 novembre.