Le Lillois Tristan Beaufils termine l’Ironman d’Hawaii sur le podium

Dans Lille, Sueur
Scroll par là

Alors voilà Tristan Beaufils, un étudiant en médecine comme il y en a plein, qui prépare l’internat à fond de balle. Un type normal, sympa, lillois (pléonasme). Accessoirement, cet étudiant tout à fait banal vient de terminer troisième l’Ironman d’Hawaii dans la catégorie 18-24 ans. Pouf, comme ça. 

Non, pas vraiment comme ça. C’est quand même un enfer, cet Ironman là. Il fait terriblement chaud et humide, le terrain est inconnu des concurrents européens habitués à d’autres contrées, et puis bon, c’est quand même 3,8 km de nage, 180,2 km de vélo et 42,195 km de course. C’est à dire que c’est en fait l’horreur pour le commun des mortels. Mais Tristan Beaufils n’est manifestement pas comme tout le monde. L’étudiant de 23 ans a un mental à toute épreuve.

D-day ??

Une publication partagée par 1ère année de triathlon ????? (@from_tristan_to_ironman) le

C’est peut être ce qui lui a permis de résister à un peu plus d’une heure de nage, avant de se cogner presque cinq heures de vélo pour finir par un petit marathon des familles couru en 3h39. On a du mal à imaginer ce qu’il avait dans la tête pendant tout ce temps, et comment, humainement, des mollets peuvent résister à presque dix heures d’effort intensif. Mais bon, passons, laissons la magie du sport opérer.

Tristan est donc arrivé 3e dans sa catégorie (18-24 ans). Au classement général, il n’a pas vraiment à rougir non plus (surtout pour quelqu’un qui a commencé à s’entraîner en septembre 2016) : il arrive 176e sur 2221 participants. Tout va bien.

Avant la course, il nous confiait qu’il y allait “en kamikaze“. “Le niveau est très haut. Ça a beau être une course de neuf heures, je ne vais jamais courir seul. Et puis je n’ai jamais été confronté à un décalage horaire aussi important.” Il s’y est bien fait, finalement. On dit bravo ? Ouais, bravo.