Les Jack de Zacharie Bodson envahissent le Berliner

Dans Ch'est bieau, La rue, Lille
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C’est qu’on ne l’ar­rête plus. Le street artist Zacha­rie Bod­son, après avoir mené de front plu­sieurs expos en fin d’an­née, pré­sen­te­ra dès le 8 février son nou­veau pro­jet : Jack­li­ner, ou le voyage de son per­son­nage phare en terres ber­li­noises. Une expo à voir… au Ber­li­ner de la rue Royale, évi­dem­ment.

Zach n’aime pas beau­coup le tra­vail mâché, ou pire, le vite fait bien fait. Il aime se cas­ser la tête, ima­gi­ner de nou­velles manières de créer, se don­ner de nou­veaux défis, quitte à se mettre en dif­fi­cul­té. Pour son expo au Ber­li­ner, il est pra­ti­que­ment repar­ti de zéro. “Je ne suis pas très connu, mais je ne veux pas non plus pas­ser pour le petit con qui expose dans un bar. Je veux faire les choses bien.

Le Ber­li­ner rend hom­mage à la ville alle­mande ? Zach fera une expo sur son his­toire et ses influences. Résul­tat : une ving­taine de toiles créées exclu­si­ve­ment pour cette expo­si­tion. “Je n’ai pas fait que du Jack pour cette expo­si­tion. La ville s’in­cor­pore bien dans mon tra­vail. Elle est poli­tique, elle est char­gée d’his­toire, et elle est pleine de street art aus­si. L’i­dée était de m’ap­pro­prier le thème sans être trop poli­ti­sé, en évi­tant le trash inutile des croix gam­mées et com­pa­gnie. Pour faire réflé­chir les gens, on peut y aller en dou­ceur.

Zacha­rie a ima­gi­né son expo en fonc­tion du cadre tout indus­triel du Ber­li­ner.

Résul­tat ? Des toiles en fond de ciment pour sa série “crack”, ou Jack, avec l’hi­la­ri­té qu’on lui connait, fait tom­ber le mur de Ber­lin. Une série de toiles sur les lieux his­to­ri­que­ment mythiques de la ville. Et de grandes toiles où Jack, tou­riste, fait visi­ter la ville en mode sel­fie. “C’est une cri­tique des pra­tiques tou­ris­tiques : Ber­lin est l’une des villes les plus pho­to­gra­phiées au monde, et pour autant, ce sont tou­jours les mêmes pho­tos.” On vous laisse décou­vrir le reste de l’ex­po, ce serait dom­mage de tout vous spoi­ler avant.

Pour Zacha­rie, c’est un peu l’ex­po de la matu­ri­té. Son objec­tif : se pro­fes­sion­na­li­ser. Et prendre de la dis­tance avec l’i­mage qui l’a lan­cé il y un peu plus d’un an : “Plus que jack, il faut main­te­nant que je me vende en tant que Zacha­rie Bod­son.” Ça devrait aller.

Ren­dez-vous le 8 février à par­tir de 19 heures pour le ver­nis­sage, donc.