Cécile Ravaux, couteau suisse de l’extrême, aventurière incurable, burneuse à la française

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Myanmar (Birmanie), état Shan, ethnie Pa'O, village de Kakku, la pagode de Kakku qui compte 2500 stupas//Myanmar (Burma), Shan state, Pao's tribe, Kakku village, Kakku's pagoda with its 2500 stupas

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Atten­tion, vie de fou. La Lil­loise Cécile Ravaux ne brûle pas la chan­delle par les deux bouts mais ne dit non à rien. Cet état d’es­prit l’a emme­née aux quatre coins du monde. Le 8 février, elle racon­te­ra tout ça lors d’une confé­rence à Lille. 

Au départ, aux envi­rons de 2006, elle était com­mer­ciale pour La Voix du Nord, à Arras. Puis elle est par­tie à Paris pour faire la même chose au Figa­ro puis au Pari­sien. “Mais j’en avais marre des médias. Je n’a­vais plus aucune inter­ac­tion avec les gens.

Pre­mière ren­contre qui change sa vie : “Un jour, j’é­tais au res­tau­rant avec des col­lègues, et j’ai enten­du la conver­sa­tion de quatre hommes qui étaient à côté.” Ils parlent médias, voyage, start-up. Cécile leur tend sa carte à la fin du repas. Et rejoint l’a­ven­ture Racon­tR, une boite qui se lance dans le sto­ry­tel­ling digi­tal et les web docs.  “J’ai pas­sé quatre ans dans la com’ avec eux.” Elle ren­contre alors des clients du monde entier, des jour­na­listes voya­geurs. “Je n’en pou­vais plus de res­ter au bureau.

Ces jour­na­listes qui par­courent le monde à la recherche d’i­mages hors des sen­tiers bat­tus, elle finit pas les suivre. “Sur les tour­nages, je les accom­pa­gnais en tant qu’as­sis­tante pho­to, assis­tante tout court… J’ai­dais à l’é­cri­ture inter­ac­tive.” Peu à peu, la fièvre du voyage s’empare d’elle, et elle se trans­forme en “cou­teau suisse” pour ceux qu’elle accom­pagne.

En quatre ans, elle visite une ving­taine de pays, rejoint la com­mu­nau­té fran­çaise du Bur­ning Man, accom­pagne les femmes girafes au bain en Bir­ma­nie, devient, pen­dant deux mois, femme de ménage à Joshua Tree en Cali­for­nie, vit avec des tri­bus au Laos… “Les pro­jets les plus dingues, je fonce. Je n’ai pas vrai­ment de limites à mes rêves.

Aujourd’­hui, Cécile a pour seules pos­ses­sions deux valises : “Une pour l’hi­ver, une pour l’é­té.” Et c’est tout. Elle se laisse por­ter au gré des ren­contres, des oppor­tu­ni­tés, des séren­di­pi­tés. “C’est par­fois dif­fi­cile, mais à chaque fois, de toutes ces aven­tures, j’en tire quelque chose.” Et puis de toute façon, elle ne se voit pas du tout reve­nir à une vie ran­gée. “Avoir une mai­son et une famille ? Je ne me vois pas du tout faire ça.

Cécile vien­dra racon­ter ses aven­tures à qui veut l’en­tendre le 8 février au Comp­toir des Voyages, 76 rue Natio­nale. Une confé­rence orga­ni­sée par le French Curio­si­ty Club, dont on vous par­le­ra tout bien­tôt. L’en­trée est à 25 euros avec cock­tail. Et en atten­dant, vous pou­vez aller vous délec­ter des belles images des voyages de Cécile sur son site inter­net.