Atmospheяe, le collectif qui rêve de rassembler la communauté techno de Lille

Dans Lille, Music in my ears
Scroll par là

Alors sur Lille, si vous vou­lez sor­tir, vous avez comme qui dirait le choix. Vous avez des quar­tiers entiers où faire la fête, des salles de concert dans toute la métro­pole et glo­ba­le­ment, la ville res­pire la fête toute l’an­née. Mais pour le col­lec­tif Atmos­pheяe, un genre, la tech­no, est sous-repré­sen­té. Il entend bien chan­ger ça. 

A là base, on est un groupe de potes”, démarre Antoine Paw­lows­ki, l’un des fon­da­teurs du col­lec­tif. “On a tou­jours par­ti­ci­pé à des évé­ne­ments tech­no. Et c’est à ma pre­mière rave que je me suis dit qu’il fal­lait créer quelque chose à Lille.” Lui-même est DJ, tout comme Vincent, aus­si membre du col­lec­tif. Et ont toutes les dif­fi­cul­tés du monde à trou­ver des lieux dans la métro­pole où s’or­ga­nisent de gros events tech­no dignes de ce nom. “C’est com­pli­qué de trou­ver des lieux undre­ground, comme des han­gars désaf­fec­tés, alors que quand on va en Bel­gique ou à Paris, on a beau­coup de choix.

Le col­lec­tif se lance donc l’an­née der­nière, avec l’in­ten­tion d’or­ga­ni­ser les soi­rées qui leur manque à Lille. “On a fait notre pre­mier évé­ne­ment le 28 jan­vier de l’an­née der­nière. On se sent très ins­pi­rés par les raves des années 90, pour­suit Antoine. Et dans Lille, on est sûrs que ce genre de soi­rée, c’est pos­sible.” Clair que la ville ne manque pas de grands bâti­ments aban­don­nés. “Mais il faut que le pro­prié­taire soit d’ac­cord, qu’il soit pri­vé ou public…” Et ce n’est pas évident pour le moment. D’au­tant que le col­lec­tif se refuse à orga­ni­ser des soi­rées sau­vages.

L’i­dée, c’est de faire en sorte de défaire cette image de dro­gués qu’ont les gens qui écoutent ou font de la tech­no, sou­tient Nico­las, membre d’At­mos­pheяe. Il faut qu’on fasse ça dans les règles, pour mon­trer aus­si que la tech­no, c’est une autre manière de faire la fête, mais où tout le monde est le bien­ve­nu. Il y a des étu­diants, des avo­cats, des pères et mères de famille. Tout le monde est là pour la musique.” Une “musique phy­sique”, décrit Vincent, qui n’a rien d’é­li­tiste mais plu­tôt tout de fédé­ra­teur.

Si vous vou­lez voir de veux yeux ce que le col­lec­tif décrit, vous pou­vez blo­quer la date du 10 mars. Atmos­pheяe orga­nise une soi­rée au troi­sième étage du Smile, qui est une salle sépa­rée du reste de la boite et pri­va­tive (on y rentre même pas une porte dif­fé­rente), avec un DJ pari­sien qui donne envie d’al­ler tes­ter la “danse phy­sique”. Trym n’a que vingt ans mais com­mence déjà à se faire une belle renom­mée dans le milieu. Il vous mon­tre­ra ce qu’il sait faire, tout comme les deux DJ du col­lec­tif, Paw­lows­ki et VCL. Vous aurez huit heures pour vous faire une idée. Ça devrait aller.

Atmos­pheяe : orgueil, le 10 mars au 3 rue Deco­nynck à Lille. Entrée 6/8 euros. On achète ses billets sur ce site hyper­lin­ké juste là.