Avec la prochaine expo de la CondiPu, “chez moi” va prendre un nouveau sens

Dans Lille

Photo Pascale Marthine TAYOU // Home sweet home

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Pho­to Pas­cale Mar­thine TAYOU // Home sweet home

Il y a la baraque, la mai­son, la case, le loge­ment, la vil­la, la case­mate, la mai­son, la grotte, le nid, la péniche, l’ap­par­te­ment. Il y a chez vous qui n’est pas chez moi, et une expo­si­tion qui va par­ler de tout ça à la Condi à par­tir du 30 mars. 

C’est tout bête, comme ça, mais c’est vrai que ça fait un peu de bien de s’ar­rê­ter deux secondes sur l’en­droit où on vit. Nous, les autres, dans le quar­tier d’à côté ou à l’autre bout du monde, ce que repré­sente un foyer aux yeux des dif­fé­rents socié­tés. Habi­ta­rium entend par­ler de ça et de bien plus pen­dant un peu plus de trois mois, dans ce lieu super canon qu’est la Condi­tion Publique de Rou­baix.

Et atten­tion, hein, le pro­gramme sort des clous, à peu près autant que pour Street Generation(s), l’ex­po de l’an­née der­nière. Déjà, l’ex­po va vous mon­trer un concen­tré de toutes les réflexions qu’ont pu avoir les artistes, archi­tectes et autres desi­gners sur l’ha­bi­ta­tion. Vous com­men­cez par une grotte (celle de Xavier Veil­han, ima­gi­née en 1998), puis vous conti­nuez dans un monde où pas une baraque ne vaut la sui­vante, où tout est dif­fé­rent, variant. Vous serez rêveurs par endroit, scan­da­li­sés à d’autres moment. D’ailleurs, la Fon­da­tion Abbé Pierre a été asso­ciée au pro­jet pour par­ler du mal-loge­ment par le biais du tra­vail d’un artiste, Sébas­tien Gode­froy, qui a sui­vi pen­dant trois mois des couples de mal-logés qui, mal­gré tout, conti­nuent à s’ai­mer (et c’est beau).

Camper sur le toit de la Condi

Mais comme tou­jours l’ex­po­si­tion est le socle qui porte les évé­ne­ments orga­ni­sés dans les trois mois de l’ex­po. Un exemple ? Une cagna, l’ha­bi­tat des Poi­lus en 14–18, va être construite par Laurent Tixa­dor, un artiste qui a cher­ché des cartes pos­tales de l’é­poque pour par­ve­nir à faire ça cent ans après.

Mais le truc qui va être trop sym­pa, s’il fait beau, c’est que le toit de la Condi­tion Publique va accueillir un cam­ping. On devra cette belle prouesse au col­lec­tif d’ar­chi­tectes Yes We camp. Vous pour­rez donc vous faire une nuit dans une tente cana­dienne à par­tir du 8 mai. Et si vous n’êtes pas trop dans l’es­prit d’y dor­mir une nuit, vous pour­rez tou­jours y mon­ter la jour­née pour voir à quoi ça res­semble.

Et quand vous ren­tre­rez chez vous, vous ver­rez peut-être le lieu sous un regard nou­veau.

Habi­ta­rium, à la Condi­tion Publique, du 30 mars au 8 juillet.