Le sentiment d’insécurité domine chez les étudiants fêtards

Dans Lille, Night Night
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Photo @DudePascalou

Il y a presqu’un an, la fédé des assos étudiantes de Lille, le FAEL, sondait les jeunes de la métropole sur leur sentiment d’insécurité la nuit. Les résultats viennent d’être rendus publics, et ce n’est pas glorieux. 

Quatre mille étudiants ont répondu à ce sondage diffusé en avril 2017. Quatre mille jeunes qui avaient manifestement beaucoup de choses à dire sur la vie nocturne à Lille… La FAEL les a interrogés sur leur sentiment d’insécurité, eux qui vivent la nuit dans des quartiers de fête.

Parce que 15% des sondés ont déclaré avoir déjà été agressés dans le quartier Massena-Solférino. 84% d’entre eux ont rapporté des faits de harcèlement de rue dans le même coin. Du coup ? Bah oui, 43% des gens disent avoir “souvent” peur à Solfé, 21% disent avoir “toujours” peur. À Wazemmes, les chiffres baissent un peu : 31% ont “souvent peur”, 23% sont “toujours” sur leur gardes. Côté Vieux-Lille, tout va bien. 32 % des étudiants déclarent s’y sentir en sécurité, 49 % annoncent un timide “parfois” en insécurité, et 3 % ont toujours peur.

Le but de la FAEL était clairement de démontrer que l’offre de transports était insuffisante la nuit pour les fêtards. L’arrêt du métro aux environs de 00h30 déplait à 76 % des participants au sondage, tandis que 66% d’entre eux ne sont pas ravis de l’offre de transports en général passé 21 heures.

Ce qui est embêtant, c’est que la moitié d’entre eux n’ont jamais entendu parler du bus de nuit, qui va de porte de Douai à quatre cantons en passant par Solfé et le centre entre 00h30 et 5 heures les jeudi, vendredi et samedi soirs. Et ceux qui la connaissent n’apprécient que peu sa fréquence (un bus toutes les trente minutes) et son parcours.

Donc bon, voilà, pour les sondés, rentrer chez soi la nuit, ce n’est pas une promenade de santé. La fédération a un deuxième but avec cette étude : travailler avec les acteurs institutionnels pour installer une vraie politique de prévention. Peu de sondés ayant déclaré avoir été agressés ont porté plainte.