Séries Mania : ce qui a bien marché, ce qui était moins funky

Dans Lille
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Dix jours de fes­ti­val, plu­sieurs lieux inves­tis dans la ville, une pro­gram­ma­tion offi­cielle, des évé­ne­ments tout à fait gra­tuits… La pre­mière édi­tion de Séries Mania ver­sion lil­loise s’est ache­vée same­di soir par une céré­mo­nie de clô­ture un peu plus fun que celle qui avait ouvert le fes­ti­val. On a déci­dé de vous lis­ter ce qu’on en retien­dra.

Le Tri Po, c’était bien, mais un peu cheap

Le point névral­gique, le lieu où tout était cen­sé se pas­ser, c’é­tait le Tri Pos­tal. Le fes­ti­val avait annon­cé tout un tas d’ac­ti­vi­tés pour pas­ser du bon temps. L’escape game spé­cial The Wal­king Dead a été un franc suc­cès, tout comme les casques de VR, mais on a été plus cir­cons­pects quand on a vu l’as­pect des “ambiances de séries” recréées. Si on ne nous avait pas dit que c’é­tait la recons­ti­tu­tion du Cen­tral Perk de Friends, par exemple, on n’au­rait pas devi­né : 

Voi­là, en toute hon­nê­te­té, on a trou­vé tout ça un brin cheap.  D’au­tant que le Tri Po, c’est vrai­ment chouette, mais on a regret­té que la grand-place ne soit pas un peu mieux uti­li­sée par le fes­ti­val. C’est peut être parce que c’é­taient les vacances, mais la ville n’a pas bouillon­né de monde venu de par­tout non plus.

Des servantes écarlates dans les rues de Lille

C’é­tait le pre­mier same­di, le jour du shop­ping dans les rues de Lille. Il fai­sait beau, et c’é­tait un jour comme un autre en avril 2018. Jus­qu’au moment où les gens ont com­men­cé à flip­per légè­re­ment lorsque quatre ser­vantes écar­lates sont sor­ties se dégour­dir les jambes l’air de rien dans les rues du centre. Ça a clai­re­ment mis une ambiance un brin angois­sante. Mais c’é­tait un super moment, qui tea­sait la dif­fu­sion des deux pre­miers épi­sodes de la der­nière sai­son le soir même.

Les cérémonies officielles, c’est bien, avec du monde, c’est mieux

Deux céré­mo­nies, une d’ou­ver­ture, l’autre de clô­ture, au Nou­veau Siècle à chaque fois. Il y avait un genre de tapis rouge avec les célé­bri­tés qui défi­laient, dont les lunettes d’I­sa­belle Adja­ni en sur­prise, mais pas vrai­ment de foule pour les accueillir. La céré­mo­nie de clô­ture a été un brin plus fen­dard que la pre­mière, avec un Jona­than Lam­bert en maître de céré­mo­nie très mar­rant.

Le Trône de fer à Euralille ? C’était en fait une réplique

On a deman­dé, on a véri­fié. Quand la venue de trône de fer a été annon­cée, on s’est dit tout de suite que ce serait l’une des stars du fes­ti­val. Dans les docu­ments de presse que l’or­ga­ni­sa­tion nous a remis, il était ques­tion du “mythique trône de fer”. Pen­dant la confé­rence de presse de pré­sen­ta­tion, la patronne du fes­ti­val, Lau­rence Hersz­berg l’a pré­sen­té comme le vrai. Et puis un jour­na­liste de La Voix du Nord a tenu à véri­fier ces dire, tout de même. Et il s’a­vère que le trône de fer qui sié­geait à Eur­alille était en fait une réplique. L’une des deux seules répliques offi­cielles approu­vées par HBO, mais une réplique quand même. Ca n’a pas empê­ché les gens de faire la queue pour s’as­soir des­sus, hein.

Des chouettes rencontres, quand même

Un Patrick Duf­fy super mar­rant, un Kad Merad sous amphé­ta­mines, des équipes de séries plu­tôt très acces­sibles et abor­dables… C’est clair que c’é­tait chouette de pou­voir ren­con­trer les gens qu’on voit d’ha­bi­tude sur notre ordi / télé / por­table. Un petit hic : peut être qu’il aurait été de bon ton de gérer les résas autre­ment : tout affi­chait com­plet sur le site inter­net, mais les séances de ren­contres, à l’UGC notam­ment, se fai­saient avec quelques sièges vides.

La soirée de cloture au Tripo en mode Casa de Papel

Heu, ouais, ça a cla­qué bien comme il faut, on va le dire comme ça. C’é­tait quelque chose, cette soi­rée. Visuel­le­ment, musi­ca­le­ment, l’am­biance était là. Y’a pas à dire, l’é­quipe du N.A.M.E. fes­ti­val sait faire le taff pro­pre­ment.

See y’all next year

Bon, voi­là, c’est fini. Il y a eu une mobi­li­sa­tion tout à fait cool des assos et col­lec­tifs qui savent faire les choses bien (Col­lec­tif Renart, Mange, Lille!, Art Point M…), le Tri Pos­tal et Saint-So ont don­né tout ce qu’ils avaient, et on a eu droit à un concen­tré de séries inédites en avant-pre­mière, ce qui fait tou­jours plai­sir. Pour une pre­mière édi­tion, disons que c’é­tait pas mal. Du coup, on attend la seconde avec impa­tience.

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