Après une boucherie et une poissonnerie, des militants vegan s’en prennent à Canard Street

Dans Lille
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Au bout de trois, ça commence à devenir un truc. Dans la nuit de dimanche à lundi, deux hommes en noir se sont déchaînés sur la vitrine de Canard Street, rue de Béthune. Les intentions sont à peine voilées : un gros tag “stop spécisme” sur la devanture annonce la couleur.

On se disait bien que ça allait arriver un jour, plaisante-t-on (un peu jaune) chez Canard Street. On se demandait juste quand ça allait être notre tour.” N’empêche, ça dégoûte. Le restaurant qui fait honneur au canard a une sale devanture, ce lundi matin.  “Ça s’est passé vers 4 heures du matin, ils étaient deux“, raconte un salarié de Canard Street. “On ne peut pas ouvrir aujourd’hui, il y a des éclats de verre de partout.” La vitrine n’est pas totalement brisée, mais fissurée de toute part. Et le “Stop spécisme” ne fait pas propre.

C’est le troisième commerce de bouche qui est victime de militants vegans. En mai, la boucherie de la rue Esquermoise, dans le Vieux-Lille, avait subit le même sort que Canard Street : des coups de pavés sur les vitres et du tag dénonçant le spécisme. Puis quelques jours plus tard, c’est la dernière poissonnerie en dur de Lille, Au Petit Mousse, à Wazemmes, qui a dégusté au même tarif : vitres brisées et tag “Stop au spécisme”. Bonne ambiance.

Bon, côté enquête, la police est bien sûr sur le coup, d’autant que les agresseurs de Canard Street ont laissé l’arme du crime (des pavés) sur place. Peut-être avec un peu d’ADN de militant vénère dessus.

En attendant, on invite les gens à éviter les amalgames et à ne pas dézinguer tous les vegans de Lille. Faites comme nous chez Vozer : manger sans viande, on adore, mais on respecte ceux qui ne jurent que par la côte à l’os. Flex.

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