Des étudiants de l’ENSAM lancent un projet de véhicules blindés low cost

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Le pan­go­lin est un ani­mal à écailles… Mais c’est aus­si le nom d’un pro­jet de kit de blin­dage de véhi­cules et de bâti­ments por­té par quatre étu­diants ingé­nieurs de l’EN­SAM. Leur pro­jet a été récom­pen­sé par un jury de pro­fes­sion­nels lors de la com­pé­ti­tion natio­nale Enac­tus (CNE­nac­tus). Ils sont les grands gagnants de la poule Espoir : la caté­go­rie des pro­jets pro­met­teurs.

Quen­tin Du Réau, Ben­ja­min Del­court, Omar Adel­ha­mid, Vincent Roda­rie ont su convaincre le jury du poten­tiel de leur pro­jet de sys­tème de blin­dage de véhi­cules et bâti­ments civils (genre hôpi­tal), en sept minutes et en anglais.

Pen­dant un an, ils seront accom­pa­gnés par le Mou­ve­ment des entre­pre­neurs sociaux (Mouves) pour mettre en place Pan­go­lin. “Je vou­lais me sen­tir utile et j’é­tais pas­sion­né à la fois par le domaine de l’ar­me­ment et celui de l’en­tre­pre­neu­riat, Pan­go­lin, c’est un peu un mélange de tout ça”, explique Ben­ja­min. A la dif­fé­rence près que Pan­go­lin est des­ti­né à des véhi­cules civils, du type huma­ni­taire ou de san­té.

L’objectif est de pro­po­ser une solu­tion de blin­dage modu­laire capable d’ar­rê­ter les balles et les éclats d’o­bus… Et au pas­sage sau­ver des vies. Ima­gi­nez : un convoi huma­ni­taire à l’é­preuve des balles, c’est quand même pas mal. ” Il a fal­lu mettre en place des tests balis­tiques pour per­fec­tion­ner le pro­duit. Pour l’ins­tant on conti­nue de tra­vailler sur les éclats d’o­bus, explique Ben­ja­min. Mais aujourd’­hui, le but est de conti­nuer la par­tie tech­nique : le pro­jet concret, capi­ta­li­ser, déve­lop­per des rela­tions.” Même s’ils en sont seule­ment à l’é­tat de pro­to­type, les quatre asso­ciés aime­raient com­mer­cia­li­ser leur pro­duit d’i­ci un an et demi.

Pour les suivre tout au long de leur pro­jet, ils pour­ront comp­ter sur Mouves, mais aus­si sur l’ONG Enac­tus qui les sou­tien­dra dans leur démarche. “Cette année, l’é­quipe d’E­nac­tus nous a don­né de nom­breux conseils dans des domaines en dehors du savoir-faire ingé­nieur, sou­ligne Quen­tin. Les équipes nous ont moti­vé, on avait des dead­lines, ce qui nous a per­mis d’al­ler plus vite… et plus loin.