Pleurette, la start-up qui fait pousser le champi dans le marc de café

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Quoi de meilleur que de cui­si­ner (et man­ger) ce qu’on fait soi-même pous­ser ? Grâce à Pleu­rette, même ceux qui habitent dans 15 m² peuvent faire pous­ser leurs cham­pi­gnons. Et le nec plus ultra de la chose, c’est qu’il existe un kit pour faire pous­ser nos pleu­rottes (oui le cham­pi de Paris c’est beau­coup trop mains­tream) avec de la paille bio et du marc du café. Bon, beau, éco­lo. On veut du rab.

Rewind. Back to 2014, dans le garage de la grand-mère de Gabrielle à la fron­tière belge. Avec son com­pa­gnon Jür­gen, ces amou­reux de la nature et du déve­lop­pe­ment durable testent une idée dont ils ont enten­du par­ler : faire pous­ser ses cham­pi­gnons dans du marc de café. On ne vous spoile rien en vous racon­tant qu’ils ont réus­si et qu’ils en ont même fait une start-up: Pleu­rette, une cham­pi­gno­nière pion­nière et éco-bio­lo­gique.

On recycle jus­qu’aux lieux de pro­duc­tion chez Pleu­rette.
Et à l’in­té­rieur, c’est humide mais c’est beau.

Depuis 2016, c’est dans l’in­cu­ba­teur du MIN de Lomme que Pleu­rette fait pous­ser ses idées aus­si vite que ses cham­pi­gnons. Gabrielle et Jur­gen n’y sont pas venus les mains vides mais avec quatre contai­ners mari­times qu’ils ont déni­chés sur le port d’An­vers pour faire pous­ser leur pleu­rottes et autres cham­pi­gnons qu’ils vendent dans les épi­ce­ries locales.

Cou­cou la (future) bolo veg­gie.

Vous l’au­rez com­pris, chez Pleu­rette on applique la maxime de Lavoi­sier au maxi­mum (“Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se trans­forme” pour ceux qui ont oublié leur cours de phy­sique du col­lège). “On est des pas­sion­nés du déve­lop­pe­ment durable et on sait que le monde regorge de rési­dus qui ne sont pas assez valo­ri­sés, explique Jür­gen. Ces rési­dus, nous, on a déci­dé d’en faire de la bonne nour­ri­ture”.

Et ils ne sont pas prêts de s’ar­rê­ter à trans­for­mer les rési­dus de Mère Nature en régal pour les papilles. Dès sep­tembre, les sauces et de tar­ti­nades veg­gie de Pleu­rette devraient débar­quer. “On n’ar­ri­vait pas à vendre nos pieds de pleu­rottes ou celles qui sont moins belles dans le commerce alors on s’est dit qu’on allait déve­lop­per une gamme ali­men­taire 100% bio et locale où les cham­pi­gnons rem­placent la viande”, détaille Flo­ra, membre de l’é­quipe Pleu­rette.

Deux autres membres (ils sont une dizaine en tout) planchent dans un local en mode “Brea­king Bad”. Leur mis­sion ? Trou­ver un sub­strat per­met­tant de faire pous­ser les pleu­rottes sur … de la drêche de bière (rési­dus après le bras­sage du breu­vage tant convoi­té). Pro­mis, dès qu’ils ont trou­vé, on revient vous l’an­non­cer.

“Des pleu­rottes bonnes à en pleu­rer” il paraît.

En plus de retrou­ver leur pleu­rottes et autres cham­pi­gnons dans les épi­ce­ries locales (genre Bio­coop ou O’Te­ra) de la métro­pole lil­loises, on peut com­man­der son kit pour faire pous­ser soi-même les pleu­rottes ici