A la rentrée, les transports en commun de Dunkerque deviennent gratos

Dans Lille
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A partir de septembre, le ticket de bus fera partie du passé dans le Dunkerquois. Toutes les lignes de bus qui traversent les dix-sept villes de la communauté urbaine de Dunkerque (CUD pour les intimes) passent en mode 100% gratuit. Et pas que pour ceux qui y habitent : pour tout le monde. 

Petit week-end sur la côte prévu ? Si vous êtes des adeptes de la plage de Malo-les-Bains, vous avez déjà dû remarquer que prendre le bus pour rejoindre Dunkerque ne vous coûtait pas un rond. Ça, c’est parce que depuis 2015, la CUD teste la gratuité de son réseau de bus les week-ends, jours fériés et lors des pics de pollution.

Et puis avec le temps, l’idée a poursuivi son petit bonhomme de chemin chez les élus dunkerquois qui se sont rendu compte de tous les avantages de cette gratuité partielle. Selon une de leurs études menée en 2017 et relayée par la Voix du Nord, elle aurait permis aux Dunkerquois d’économiser 1,23 million d’euros par an depuis sa mise en place. La fréquentation aurait grimpé de 29% le samedi et de carrément 78% le dimanche. Ajoutez à ça les actes d’incivilité en baisse de 59% et il n’en fallait pas plus pour que la CUD se dise : et pourquoi on ne rendrait pas le bus gratuit tout le temps ?

Nouveaux bus avec wifi et ports usb, travaux de voirie et un réseau étendu qui va jusqu’à la Panne en Belgique : tout est fait pour que plus de 80% de la population de l’agglo’ ait un arrêt de bus à moins de 300 mètres de chez elle. Forcément, il a fallu investir et Dunkerque a dû faire une croix sur certains équipements comme une nouvelle salle de concert type Arena.

Mais en rendant son réseau de bus entièrement gratuit à tous, habitants comme touristes, le Dunkerquois devient la première agglo’ de France (voire d’Europe selon Le Monde) à franchir ce cap.

Bon, sinon, à Lille, le ticket de métro a pris quelques centimes de plus en août. “La gratuité des transports en commun, pourquoi pas à Lille ?“, s’était demandé la Voix du Nord au printemps dernier. Mais la réponse de la MEL était alors sans appel : non, la priorité ce n’est pas la gratuité mais l’efficacité du réseau.