Pourquoi la MEL retire-t-elle les stickers du street-artist Clet Abraham ?

Dans Dans la rue, Lille, Politique
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Il y a un peu plus d’un mois (nous n’é­tions pas encore cham­pions du monde, pour vous situer), le street-artist Clet Abra­ham pro­fi­tait de sa pre­mière visite à Lille pour détour­ner plu­sieurs pan­neaux de signa­li­sa­tion du centre. Depuis le début du mois d’août, cer­tains de ses sti­ckers ont dis­pa­ru des pan­neaux. 

Sur la cin­quan­taine de pan­neaux détour­nés par Clet Abra­ham début juillet, dif­fi­cile de savoir com­bien il en reste encore à l’heure actuelle. Depuis deux semaines, les agents de voi­rie de la Métro­pole Euro­péenne de Lille (MEL), en ont reti­rés plu­sieurs situés rue Esquer­moise et dans le reste du Vieux-Lille.

Pour­quoi ? Tout sim­ple­ment parce que les agents net­toient les pan­neaux de signa­li­sa­tion de manière régu­lière, explique la MEL.

Les agents de voi­rie les ont reti­rés dans le cadre de leur mis­sion d’en­tre­tien de la voi­rie. Comme le dit la loi, les pan­neaux de signa­li­sa­tion doivent être com­pré­hen­sibles et lisibles pour des ques­tions évi­dentes de sécu­ri­té. Le street-art étant par essence un art éphé­mère, nous espé­rons que l’ar­tiste ne nous en tien­dra pas rigueur.”

Ser­vice com­mu­ni­ca­tion de la MEL

Lors de son pas­sage à Lille, le street-artiste nous avait confié qu’il atten­dait de voir ce que devien­drait son tra­vail artis­tique dans la capi­tale des Flandres. “Des muni­ci­pa­li­tés les retirent, d’autres les laissent et cer­taines m’in­vitent même à reve­nir”, expli­quait-il en juillet. A Pont-Croix par exemple, petite ville bre­tonne, le maire auto­rise Clet Abra­ham à conti­nuer son tra­vail et des béné­voles net­toient les pan­neaux avant son arri­vée.

Pour ses œuvres lil­loises, “qu’il y en ai moins leur donne de la valeur”, rela­ti­vise le street-artist. “Détruire ce que j’ai fait en net­toyant les pan­neaux, par­fois sans savoir que c’est mon tra­vail, c’est typique d’une réac­tion bureau­cra­tique, confie-t-il aujourd’­hui. Peut-être feront-ils plus atten­tion main­te­nant qu’ils savent que c’est du street-art et que, non, ce n’est pas un art plus éphé­mère qu’un autre”.

A Lille, aucune pour­suite à notre connais­sance n’a été for­mu­lée contre Clet Abra­ham. La MEL se contente de reti­rer les sti­ckers lorsque les pan­neaux doivent être net­toyés.