Mais au fait, pourquoi fait-on des tas de moules à la Braderie ?

Dans Braderie de Lille, Lille
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Ils sont de retour. Non pas pour vous jouer un mau­vais tour. Mais tout sim­ple­ment parce qu’une Bra­de­rie sans tas de moules, ça n’a­vait pas le même goût. Alors on parle de tra­di­tion bien évi­dem­ment. Mais d’où elle vient, cette manie de balan­cer des coquilles de moules vides dans la rue pour en faire un tas plus haut que le voi­sin ? 

Vous avez peut-être eu le même guide que nous à notre pre­mière Bra­de­rie (com­ment ça c’é­tait en quelle année ? Chut.) qui vous a racon­té tel le Père Cas­tor l’o­ri­gine de cette folle tra­di­tion du tas de moule.

A chaque Bra­de­rie, les res­tau­ra­teurs se livrent une bataille achar­née,  mais tou­jours bon enfant, pour savoir lequel ser­vi­ra le plus de moules pen­dant le pre­mier week-end de sep­tembre. Comp­ter chaque moule ? Bien trop com­pli­qué. Ils ont opté pour les tas de moules devant leur devan­ture pour mon­trer à tout à cha­cun qu’il avait le plus gros.”

Et nous, jeune inno­cent et pas encore au cou­rant de toutes les choses de la vie, on y a cru.

Alors qu’en réa­li­té, si les tas de moules font bien par­tie inté­grante de la tra­di­tion de la Bra­de­rie depuis au moins le début du XXe siècle, le concours du plus gros tas de moule ferait par­tie d’une légende urbaine.

C’est en tout cas le fruit des recherches sur la ques­tion de la jour­na­liste Elo­die De Vreyer qui a écrit en 2014 “La Bra­de­rie, une his­toire lil­loise”. Les res­tau­ra­teurs les empilent sur­tout aus­si par com­mo­di­té “avant le net­toyage du lun­di matin”, explique-t-elle.

Depuis quelles années, ils ont peu à peu dis­pa­rus à cause des contraintes sani­taires. Celui du res­tau­rant emblé­ma­tique de la rue de Béthune “Aux moules” sur­vi­vait encore jus­qu’à la fer­me­ture de l’é­ta­blis­se­ment en 2016. L’an­née der­nière, pour le retour de la Bra­de­rie, on en a vu un ou deux à tout cas­ser.

Cette année, ils font leur come back et ceux de la place Rihour vont même pou­voir se payer une deuxième vie en car­re­lage.