My Name Is Bernard, l’énorme coloc’ pimpée en cours d’aménagement à Solférino

Dans Lille
Scroll par là

Ce n’est pas une colo­ca­tion comme les autres. Un genre nou­veau de loge­ment, où tout le monde vit sous le même toit, mais aucun loca­taire ne fait le ménage dans les par­ties com­munes. A la fron­tière entre coloc’ et hôtel, My name Is Ber­nard ouvre sa pre­mière mai­son pour 12 habi­tants à Sol­fé en début d’an­née. 

Ima­gi­nez : 360 m², douze chambres, de grands espaces de vie com­mune déco­rés avec goût et atten­tion, et un home mana­ger qui s’oc­cupe de tout. C’est le concept de My Name Is Ber­nard, une mai­son située au 26 rue Sol­fé­ri­no, qui va, d’i­ci 4 mois, deve­nir le temple du coli­ving. “C’est un mix entre coloc’ et hôtel qu’on des­tine aux 25–35 ans, aux jeunes tra­vailleurs”, détaille Lucie, la maman du pro­jet.

Lucie Moreau a mille idées par seconde. Elle a vécu dans tout un tas de colo­ca­tion dans tout un tas de villes dans tout un tas de pays. Aujourd’­hui, elle est à Lille, et à 32 ans, avec son asso­ciée Alexan­dra, elle réa­lise son rêve de vivre dans une mai­son canon avec tout un tas d’autres gens. “J’ai vrai­ment beau­coup bou­gé, et j’ai tou­jours été sur­prise et tou­chée par l’ac­cueil qu’on me fai­sait dans les colo­ca­tions.” Quand elle débarque à Lille, elle essaie de trou­ver une coloc’, mais déchante assez rapi­de­ment. “C’é­tait un vrai cas­ting ! Pen­dant une heure, il fal­lait don­ner le meilleur de toi-même, c’é­tait très stres­sant.” Elle lâche alors son job et se lance dans la créa­tion de son entre­prise, incu­bée au Vil­lage by CA d’Eu­ra­tech­no­lo­gies.

C’est du coli­ving. Et le but, c’est que tout soit très simple. Le loca­taire paie au mois, et dans son loyer, tout est com­pris : la loca­tion, les charges eau, élec­tri­ci­té, gaz, mais aus­si le ménage des par­ties com­munes, Net­flix… Le home mana­ger se charge de payer les fac­tures et de régler les pro­blèmes.” Bien sûr, tout se fera en ligne : le loca­taire réserve sa chambre sur le site inter­net avec signa­ture élec­tro­nique, et paie son loyer chaque mois depuis le site aus­si. “On vou­lait vrai­ment que ce soit très flexible.” Pas de papy­rasse inutile.

Niveau calen­drier, c’est assez simple : les tra­vaux d’a­mé­na­ge­ment démarrent le 17 sep­tembre, et devraient durer au pire quatre mois. En début d’an­née pro­chaine, les pre­miers loca­taires pour­ront poser leurs valises dans leurs chambres. En atten­dant, si vous vou­lez visi­ter les lieux, vous pou­vez, ce ven­dre­di, aller y faire un tour.

Lucie et Alexan­dra y orga­nisent une petite fête qui per­met­tra aux inté­res­sés de se faire une idée du charme de l’im­mense mai­son de maître et de ses volumes. Pour la déco, il fau­dra attendre que Lucie, folle d’a­meu­ble­ment, passe par là. “Il y a un PAF à 15 euros pour deux bières, deux cock­tails et un shot, com­mente Lucie. Et il y aura aus­si à man­ger, bien sûr.” Et un DJ, et une grosse sur­prise bien mar­rante (on sait, mais on dira rien).

Ren­dez-vous au 26 rue Sol­fé­ri­no, ce ven­dre­di, entre 19 heures et 23 heures, donc. Pour les résas, ça se passe par là.

Sinon, My Name is Ber­nard a un site inter­net et un Face­book.