Sept nouvelles œuvres street-art à aller débusquer à Roubaix

Dans Ch'est bieau, Dans la rue, Lille
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Depuis une semaine, Rou­baix est le repaire de nou­velles fresques colo­rées sur ses bâti­ments. Sept street-artistes ou col­lec­tifs se sont empa­rés d’un mur de la ville dans le cadre du XU, le fes­ti­val des Expé­riences Urbaines. Repé­rés par la Voix du Nord, on s’est aus­si mis trans­for­més en chas­seur de fresque le temps d’une mati­née pour vous en don­ner un aper­çu. 

  • Camille fait le mur

En plein centre de Rou­baix, le por­trait de Camille Clau­del, sculp­trice du siècle der­nier et muse de Rodin, est clai­re­ment un petit bijou. Si vous ne connais­sez pas Camille, vous connais­sez peut-être plu­sieurs de ses œuvres qui sont à admi­rer au musée de la Pis­cine (qui rouvre très très bien­tôt by the way). 

Réa­li­sé à par­tir d’une des pho­tos les plus célèbres de l’ar­tiste par l’aus­tra­lien Jim­my C, spé­cia­liste du por­trait, le visage de Camille sur­plombe depuis le week-end der­nier le square… Camille-Clau­del, à deux pas du musée de la Pis­cine. Pas de hasard ici.

  • Des friches, des lettres, deux fresques

Les membres du col­lec­tif des Friches et des Lettres et de Pro­pa­gan­za sont des habi­tués du XU et de la métro­pole lil­loise en géné­ral. Plu­sieurs de leurs œuvres en mettent déjà plein les yeux aux Rou­bai­siens du côté de la gare ou de la Cave aux Poètes et ils n’ont pas l’air de vou­loir s’ar­rê­ter là. 

Du côté de la rue Nadaud, impos­sible de ne pas remar­quer le pas­sage des Friches et des Lettres cette année. Une immense fresque colo­rée, repré­sen­tant un jeune man­ne­quin de crash test jouant un peu bru­ta­le­ment avec de petites voi­tures. On vous laisse médi­ter sur la signi­fi­ca­tion juste après avoir fait “wahouh”.

De l’autre côté de la ville, dans le quar­tier du Fres­noy-Mac­kel­le­rien on com­mence à avoir des tor­ti­co­lis à force de lever le nez vers la gigan­tesque fresque des street-artists AMIN et Nean, rue de Mou­vaux.

Repré­sen­tant une enfant en train de lire avec la nature comme toile de fond, la fresque est qua­si-finie. Le duo d’ar­tistes a conti­nué de bos­ser des­sus tout au long de la semaine tout en par­lant avec les habi­tants du quar­tier.

  • EZK de fer 

A deux pas de la gare de Rou­baix, rue du Che­min de Fer, EZK n’a pas failli à sa répu­ta­tion d’ar­tiste enga­gé. Pas de mes­sage per­cu­tant sur celle qu’il a créée le week-der­nier sur ce mur de par­king pri­vé mais l’i­mage parle d’elle-même.

  • School art 

Un XU sans la figure du mou­ve­ment hip-hop et graf­fi­ti du coin, ce n’est pas vrai­ment un XU. Isham One était bien au ren­dez-vous pour cette 4e édi­tion et s’est frot­té à la fresque col­la­bo­ra­tive avec des élèves rou­bai­siens de l’é­cole Lavoi­sier. 

C’est sur le mur de l’é­ta­blis­se­ment de la rue Jules-Guesde que le graf­feur lil­lois a lais­sé trace de son pas­sage. Et fran­che­ment, on est à deux doigts de vou­loir retour­ner en classe pour pou­voir l’ad­mi­rer à chaque jour d’é­cole.

  • Quand Waii-Waii ren­contre De-Gaulle

Marion Péde­ber­nade, aka Waii-Waii, reste une habi­tuée des pro­jets artis­tiques sur la métro­pole où on l’a adop­tée. Cette année, c’est sur le pignon d’une mai­son du bou­le­vard du Géné­ral-de-Gaulle qu’elle a lais­sé par­ler son talent.

  • De fil en street-art

Pas de mur de briques ou de béton pour l’ar­tiste lil­lois Rémi Dif, mais un por­tail de la rue Julien-Lagache. Plus pré­ci­sé­ment, celui de la manu­fac­ture de Rou­baix, musée qui retrace le pas­sé glo­rieux de la ville dans le monde du tex­tile.