Émergence, le dispositif qui parraine les jeunes en mal de moyens

Dans Ch'est bieau, La Fac, Money Money Money

© Eurydice Lam

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Faire de longues et grandes études, même en France, ça peut être com­pli­qué pour ceux qui n’ont pas de sou­tiens finan­ciers der­rière eux. C’est de ce constat qu’est né, en 2002, Émer­gence, un dis­po­si­tif qui per­met chaque année à de jeunes étu­diants moti­vés d’être accom­pa­gnés tout au long de leur sco­la­ri­té. 

Chaque année, début octobre, Émer­gence accueille sa nou­velle “pro­mo” de jeunes pousses. Pour celle de 2018, ils sont 50 étu­diants âgés de 16 et 22 ans à inté­grér la grande famille des lau­réats d’É­mer­gence. C’est qu’en plus de 15 ans d’exis­tence, le dis­po­si­tif du bailleur social Are­li en a vu pas­ser des jeunes : 667 pour être exact donc 240, tou­jours en études. Cer­tains sont deve­nus méde­cins, d’autres sont en passe de deve­nir jour­na­listes ou encore avo­cats, chefs d’en­tre­prises… De toute façon, chez Émer­gence, vous l’au­rez com­pris, peu importe la filière pour­vu qu’on ait l’en­vie. 

Qu’est-ce-c’est fina­le­ment ce dis­po­si­tif ? C’est en plan­chant sur des actions pour l’in­ser­tion et l’é­ga­li­té des chances que le bailleur social Are­li a eu l’i­dée de créer Émer­gence. Un pro­gramme qui per­met­trait à des jeunes des métro­poles lil­loise et dun­ker­quoise, moti­vés et talen­tueux, de pou­voir se pro­je­ter dans des études supé­rieures même s”ils n’en ont pas les moyens finan­ciers.

Parce que se payer une grande école ou se lan­cer dans des études de méde­cine, cer­tains ne peuvent tout sim­ple­ment pas l’en­vi­sa­ger même en man­geant des pâtes tous les jours. Et on ne parle même pas des études qui sont coû­teuses mais aus­si longues, et en plus sélec­tives.

En deve­nant lau­réat du pro­gramme, un jeune peut alors pré­tendre à une bourse (entre 1 000 et 6 500€ par an) qu’il per­ce­vra tout au long de ses études (bye bye les pâtes). Mais il va éga­le­ment pou­voir béné­fi­cier du réseau des anciens d’E­mer­gence (l’un d’entre eux devien­dra son tuteur) et d’un coa­ching venu du monde de l’en­tre­prise avec un par­rain qui va lui ouvrir les portes. 

Et là, vous vous dites : OK, c’est génial, mais si le lau­réat touche sa bourse mais s’en sert pour aller s’en­jailler tous les soirs à Sol­fé sans se pré­oc­cu­per de ses fameuses études ? Bon, vous vous dou­tez bien que si le dis­po­si­tif ne va pas aller che­cker le compte en banque de ses lau­réats, il y a quand même des contre­par­ties et des enga­ge­ments. En plus de rendre compte de leur sérieux dans leurs études, cha­cun d’entre eux s’en­gage aus­si dans une action citoyenne, celle qu’ils pré­fèrent. 

Ça vous bran­che­rait bien de faire par­tie de la pro­chaine pro­mo ? Pour ça il faut rem­plir quelques cri­tères comme avoir eu le bac avec men­tion (peu importe laquelle) mais, sur­tout, avoir assis­té à une des réunions d’in­for­ma­tion qui se passent géné­ra­le­ment en février. Elles per­mettent d’ac­cé­der à une séance d’as­sess­ment qui vous juge sur votre savoir-être et ‚enfin, à un speed-dating avec les entre­prises pour savoir qui va vous coa­cher. 

Mais ne vous inquié­tez pas pour tout ça, on vous en reparle plus en détails en février quand on aura la date des fameuses réunions. Si vous vou­lez vous tenir au jus tout seul comme un grand, on vous laisse le petit lien qui fait plai­sir vers la page Face­book d’É­mer­gence, et juste , c’est pour le site.