Un salon de tatouage vegan à ouvert à Lambersart

Dans C'est green
Scroll par là

Depuis main­te­nant quelques semaines, Johff a ouvert son propre salon de tatouage à Lam­ber­sart. Un lieu aty­pique dans un ancien cabi­net de kiné dont il a gar­dé quelques sou­ve­nirs comme une table de mas­sage com­plè­te­ment com­pa­tible pour tatouer. Mais ce n’est pas sa seule par­ti­cu­la­ri­té…

Depuis tou­jours, Johff a un goût cer­tain pour le tatouage. Il a fait les Beaux-Arts en cours du soir pen­dant 7 ans mais aus­si une école d’art à Cam­brai. Après plu­sieurs années d’apprentissage à Dun­kerque dans le salon “Fred­dy Tatoo”, il décide d’ouvrir Troi­sième Œil Tat­too Stu­dio, son salon à lui, un endroit à son image.

À son image mais qui res­pecte aus­si son éthique végane. D’où son idée de pro­po­ser des encres véganes dans sa bou­tique pour ceux qui le demandent.

Mais qu’est-ce-que ça change ?

Une encre végane, comme n’importe quelle encre, est très régle­men­tée. Au delà du côté éthique, elle pré­sente aus­si des avan­tages pour la per­sonne qui se fait tatouer:  une cica­tri­sa­tion plus rapide, parce qu’il n’y a que des pro­duits natu­rels selon le tatoueur. Et ça, for­cé­ment, le corps, il pré­fère. Logique. Ensuite, ça tient plus long­temps : “Fini les retouches tous les 3 ans, explique Johff. Avec un bon tatouage à l’encre végane, on est tran­quille pour 10 ans sans que le noir ne devienne gris.” Les cou­leurs de pig­ments, natu­relles elles aus­si, tiennent plus long­temps.

Pour les plus sen­sibles les risques d’allergènes sont, du coup, beau­coup moins impor­tants. Et pour cer­tains dia­bé­tiques, alors inter­dits de tatouage, il serait pos­sible de le faire avec avis du méde­cin grâce à cette encre d’a­près Johff.

Des­sin Johff @DelattreCaroline

Alors, oui, l’encre végane coûte plus chère. Par exemple pour 120 ml d’encre clas­sique, comp­tez 30€ alors qu’une encre végane tour­ne­ra plus autour de 70€. Mais pour Johff, cela ne doit pas impac­ter sur les prix. Pour un même des­sin que ce soit à l’encre végane ou pas, pour lui, le tarif c’est à l’heure.

“Les gens qui sont aller­giques aux pro­duits chi­miques, je ne me vois pas leur faire payer plus cher. Opter pour le tat­too vegan, chez moi, ce n’est pas plus cher.”

Johff

Dans les pro­chaines semaines; le salon va se deve­lop­per en ouvrant par exemple une par­tie dédiée à des artistes qui chan­ge­ront tous les mois. La pro­chaine sur la liste est Fan­ny Alet, une jeune des­si­na­trice à l’univers féé­rique et psy­ché­dé­lique.

Le salon se situe 55 rue de l’Abbé-Desplanques à Lam­ber­sart. Pour plus d’in­fos c’est ici.