Gérémy Crédeville revient à Lille pour son spectacle au Splendid

Dans Chill, Lille
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“On revient tou­jours à ses pre­mières amours”. Géré­my Cré­de­ville confirme le dic­ton et revient sur sa terre natale, là où il a gran­dit en tant qu’­hu­mo­riste, pour pré­sen­ter son nou­veau spec­tacle : “Géré­my Cré­de­ville (en vrai le titre on s’en fout)”. Pour l’oc­cas’, on a pu lui poser quelques ques­tions.

Il raconte quoi ce nou­veau spec­tacle ?

Dans celui-ci, il y a des restes de l’an­cien, même si j’ai un nou­veau met­teur en scène, Ben­ja­min Guedj (qui est aus­si celui de Manu Payet). On trouve plus de folie, plus d’ab­surde aus­si. D’ailleurs, on qua­li­fie sou­vent mon style comme ça : trash, élé­gant et absurde. Le spec­tacle devrait par­ler aux gens de Lille car il parle de la région. J’y pose des ques­tions, je raconte des his­toires…

Com­ment l’a­vez-vous construit ?

Un one-man show, ça prend beau­coup de temps. J’ai com­men­cé par créer un per­son­nage pour le pre­mier spec­tacle. Pour celui-ci je suis un peu plus moi, même si je raconte des trucs qui ne me sont jamais arri­vés. Je suis déjà à la tren­tième ver­sion du spec­tacle, en fonc­tion des réac­tions du public, de com­ment on se sent sur scène, on modi­fie des trucs et on adapte le spec­tacle.

Qu’est ce qui vous a don­né envie de faire de la scène ?

Au départ c’é­tait un acci­dent : au mariage d’un ami j’ai fait un dis­cours dans lequel je lis­tais ses défauts avec humour. Ça a fait beau­coup rire les invi­tés. Après ça, de 2011 à 2014, j’ai fait plu­sieurs concours et fes­ti­vals d’hu­mour, puis je suis pas­sé par le Spot­light. J’é­tais cen­sé y jouer trois fois, au final j’y ai joué huit cents fois, d’a­bord devant sept per­sonnes (dont deux par­ties avant la fin de la repré­sen­ta­tion), puis, devant plus de monde au fil des années. Le res­sen­ti était fou, je trou­vais ça sym­pa d’être le déclen­cheur du rire, de faire du bien aux autres. Same­di, je joue dans la plus grande salle que je n’ai jamais faite et devant six cent per­sonnes.

Aujourd’­hui, vous faîtes de la radio, de la télé aus­si. Mais hon­nê­te­ment, c’est tou­jours la scène votre ter­rain de jeu favo­ri ?

En radio, on ne peut pas tri­cher. On arrive, on a pré­pa­ré son truc et si ça ne fait pas rire, on ne peut rien faire. C’est du one shot. Alors qu’a­vec le théâtre, on a le temps de retra­vailler son spec­tacle pour le rendre meilleur à chaque repré­sen­ta­tion. En revanche, ça demande beau­coup plus de pré­sence et d’éner­gie qu’en stu­dio où le public ne nous voit pas.

Des conseils pour de jeunes lil­lois qui veulent faire de la scène ?

Je pense que c’est bien de faire beau­coup de scène ouverte, notam­ment le mar­di et le same­di au Spot­light à Lille. Ça per­met de tes­ter ses vannes, de tra­vailler sa pré­sence sans trop de pres­sion. Mais, il ne faut pas se fier à son pre­mier public car c’est sou­vent des potes qui se marrent même si c’est nul. Il faut savoir se remettre en ques­tion, modi­fier ses créa­tions, accep­ter les cri­tiques, essayer de se dif­fé­ren­cier des autres humo­ristes. Je décon­seille aus­si de tout pla­quer pour se lan­cer dans l’hu­mour. Ça ne vient pas d’un coup. A Lille, il y a beau­coup de pos­si­bi­li­tés, il y a plu­sieurs lieux et moyens pour tra­vailler faci­le­ment.  

Pour se mar­rer avec lui, c’est au Splen­did que ça se passe, same­di 17 novembre, à 20 heures. On ne veut pas vous mette en sueur pen­dant le déjeu­ner avec les col­lègues mais ça urge : il ne reste déjà plus qu’une cin­quan­taine de places, toutes à 25 euros, que vous pou­vez cho­per ici. Ou alors… On a un petit jeu concours sym­pa sur notre page Face­book