Du DIY sans prise de tête, c’est à l’atelier-boutique des Artisanes

Dans Ch'est bieau, Chill, Lille

©LesArtisanes

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Depuis juin dernier, un nouvel atelier-boutique a fleuri juste en face du parc J.B. Lebas : les Artisanes. Le spot parfait pour aller faire son yoga pendant la pause déj, acheter sa laine pour le tricot devant sa série ou prendre le goûter avec les copines en confectionnant une couronne de fleurs. 

Chez les Artisanes, on vient comme on est. Pas besoin de savoir tricoter depuis ses 2 ans ou d’être habile de ses dix doigts pour passer le seuil de la boutique. Maï-Linh et Margot, les deux gérantes, sont elles-mêmes des autodidactes qui voulaient un lieu où on crée autant qu’on papote et qu’on échange. La preuve, après chaque atelier, on reste souvent prendre le thé.

On y passe un peu comme on passe dire bonjour à son boulanger ou à son bouquiniste. Pour faire coucou à Maï-Linh derrière le comptoir, choper le programme des ateliers des prochaines semaines ou juste parce qu’on bloque à un endroit sur notre gilet en crochet. “On ne pensait pas que cette ambiance commerce de quartier prendrait si vite. Mais c’est exactement pour ça qu’on a ouvert notre projet ici“, se réjouit Maï-Linh. 

Boutique de quartier

Avec Margot, elles sont collègues depuis plus de sept ans. Pas dans le monde du DIY mais celui de la mode et du stylisme. “On a été amenées à travailler ensemble et ça matchait bien. On s’est dit qu’un jour, quand on aurait une idée, on se lancerait à deux“. Le déclic s’est fait il y a un an, quand Maï-Linh a ressenti le besoin de changer de vie. Margot, qui reste encore aujourd’hui styliste en freelance, n’a pas hésité à la suivre et les voilà parties à la recherche d’un local dans le quartier de J.B. Lebas. 

En à peine quelques mois, elles trouvent leur bonheur et ouvrent dans la foulée. Comme ce qu’elles avaient imaginé, leur atelier-boutique est lumineux avec une grande table en bois qui trône au centre.

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Pas d’engagement, pas de frustration

Pour les ateliers, vous venez les mains dans les poches : tout le matos est compris dans le prix donc pas besoin d’investir. Si après votre premier cours de tricot, ça vous botte, vous pouvez acheter directement le matos sur place. Si ça ne vous branche pas, pas de regret, ni de frustration : vous aurez tenté et repartirez quoi qu’il arrive avec votre confection terminée. “On ne voulait pas créer des abonnements : plutôt la possibilité de venir essayer comme ça, sans engagement, un atelier qui nous donne envie parce qu’on a deux heures devant soi“, expliquent les deux trentenaires. 

Certains comme le tricot, le crochet, le macramé, le tissage ou encore la broderie sont au programme toute l’année. Selon les saisons, et les envies des clientes, les filles accueillent des prestataires extérieurs pour des “stages” thématiques : céramique, cosmétiques naturels, art floral… Et aussi du yoga deux fois par semaine le midi pour ceux qui bossent dans le coin et qui ont besoin de relâcher la pression.

En moyenne, on tourne autour de cinq ateliers par semaine mais on a aussi les ateliers qui marchent par trois pour celles qui ont des projets personnels sur le long terme“, explique Maï-Linh. En gros, si vous avec envie de vous confectionner votre bonnet cet hiver, vous pouvez opter pour trois cours de crochet. Vous les prenez quand vous voulez, à votre rythme, vous bossez le patron avec les Artisanes et continuez votre projet chez vous, au chaud. Avant d’aller fièrement montrer votre création terminée chez les Artisanes. 

Pour regarder le planning des prochains ateliers, les tarifs et ce qu’elles vendent dans leur atelier-boutique, direction leur site internet. Ou mieux, allez papoter avec elles au 72 boulevard J.B. Lebas du mardi au jeudi de 10h à 17h30.