Les bancs publics du turfu sont à tester sur le parvis d’Euraflandres

Dans Dans la rue, La rue, Lille
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L’an­née 2020 approche à grand pas, et comme vous le savez (ou pas, mais dans ce cas on vous le dit), Lille a été élue capi­tale mon­diale du desi­gn pour cette année. Une des zones les plus concer­née par le desi­gn est le quar­tier Eur­aflandres, en tra­vaux depuis depuis mi-février 2018 et jus­qu’au prin­temps 2019. On a une bonne nou­velle, si les tra­vaux ne sont pas encore finis, c’est aus­si parce que la MEL vous laisse déci­der du mobi­lier qui va reloo­ker le quar­tier.

Pour faire simple, les tra­vaux actuels aux abords des deux gares et d’Eu­ra­lille visent à réno­ver l’es­pace Eur­aflandres pour rendre la vie des pas­sants plus agréable et confor­table, notam­ment avec de nou­veaux endroits où se poser. Après un appel à pro­jets inno­vants pour rendre le par­vis de la gare plus desi­gn (à la fois beau et fonc­tion­nel), la MEL a dévoi­lé hier quatre pro­to­types d’as­sises conçus par des desi­gners, que vous pou­vez d’ores et déjà tes­ter. A la base, c’est vingt idées de bancs inno­vants qui ont été pro­po­sés à la ville, mais seule­ment quatre d’entre eux ont été sélec­tion­nés sur le cri­tère de la “modu­la­bi­li­té”. Bref, au delà de leur appa­rence, les bancs doivent pou­voir être bou­gés au gré de la vie lil­loise et de ses évé­ne­ments. On vous pré­sente sans plus attendre, les heu­reux élus, à venir essayer dès aujourd’­hui : 

  • Le pre­mier, inti­tu­lé “tole­rie fore­zienne” est conçu par Sophie Souf­flet, desi­gner, et se démarque par sa cou­leur rouge, ses lattes de bois et sa petite tablette. S’il est choi­si, ce banc cha­leu­reux, pour­ra don­ner aux pas­sants l’oc­ca­sion de tra­vailler sur leur PC tout en dis­cu­tant en face à face avec quel­qu’un d’autre. 
“Tole­rie fore­zienne” de Lucie Souf­flet.
  • Juste à côté, on trouve le deuxième pro­to­type, qui en fait, est un ensemble de plu­sieurs struc­tures en bétons. Créé par Cen­tral Urba­style, ces assises ori­gi­nales per­mettent de s’asseoir où on veut (sur les marches, avec quel­qu’un autour de la table, sur la pla­te­forme) en fonc­tion de ce qu’on fait.
Plu­sieurs sculp­tures en bétons sont pro­po­sées par Cen­tral Urba­style pour reloo­ker la ville.
  • Tout en béton, le troi­sième pro­to­type, conçu par Muta­tions Archi­tecte et l’en­tre­prise Esco­fet offre une petite note rouge comme pour rap­pe­ler les cou­leurs de la ville. Lui aus­si, on peut se l’ap­pro­prier comme on veut, debout appuyé sur le dos d’un des L, assis l’un en face de l’autre ou à plu­sieurs sur le bloc du milieu, libre à cha­cun d’ex­ploi­ter ces objets sculp­tu­rales. Les ska­teurs se les sont déjà appro­priés.
Muta­tions Archi­tectes et Esco­fet ont misé sur des assises en béton plus abs­traites.
  • La pro­po­si­tion de Sarah Gouy et Ccube répond aux dif­fé­rents usages du quo­ti­dien d’un banc :  lire son jour­nal, poser son PC ou son café, obser­ver la ville, grâce à son petit ran­ge­ment et à sa tablette. Ces assises sont des­ti­nées à s’as­sem­bler pour for­mer une sorte de ser­pent en béton, sur lequel on peut s’as­seoir, sans avoir peur de se faire mordre. 
Les assises de Sarah Gouy et Ccube pro­posent des “acces­soires” de cou­leur pour rendre la vie des pas­sants plus pra­tique et plus colo­rée.

Du 22 novembre au 5 décembre, vous pou­vez donc tes­ter tous ses pro­to­types sur le par­vis de la gare. Cer­tains ne se sont pas fait prier et ont déjà bap­ti­sé les œuvres des desi­gners avec leur skate. Des média­teurs (vêtus d’une par­ka noire) seront sur place tous les jours pour recueillir vos avis à l’aide d’un ques­tion­naire de dix ques­tions. Vous vous dou­tez bien, les pro­to­types qui seront les plus appré­ciés des pas­sants res­te­ront pour de bons Place des Buisses, et peut-être même ailleurs. Pour une fois que c’est le moment de se poser…