A la Condition Publique, pas besoin d’être scientifique pour avoir un labo

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Les labo­ra­toires, ce n’est pas que pour les blouses blanches. Depuis cinq ans, d’an­ciens labos de la Condi­tion publique ont été trans­for­més en ruche à asso­cia­tions, col­lec­tifs, socié­tés et coopé­ra­tives, qui louent ces espaces pour y tra­vailler. On est allé y faire un petit tour. 

La Condi­tion publique, vous connais­sez. Concerts, expos et autres évé­ne­ments cultu­rels en tout genre sont autant de rai­son pour y pas­ser du bon temps. Mais ce que vous ne saviez peut-être pas, c’est qu’on peut aus­si s’y rendre pour bos­ser. Cet ancien entre­pôt de tex­tile met à dis­po­si­tions de vieux labo­ra­toires, main­te­nant réno­vés, pour tous les por­teurs de pro­jets. 

En tout, l’aile gauche compte quinze labo­ra­toires qui, à la grande époque de l’in­dus­trie tex­tile rou­bai­sienne, ser­vaient à ana­ly­ser les matières pre­mières, enle­ver l’eau des tis­sus et esti­mer leur poids. Aujourd’­hui, le tra­vail des labo­ran­tins dans ces lieux a bien chan­gé. On y trouve par exemple le stu­dio radio du pro­gramme les Z’en­ton­noirs, un pro­gramme radio­pho­nique, l’a­te­lier du peintre Søcø et de trois autres artistes, les bureaux du jeune média par­ti­ci­pa­tif Labo 148 (d’où le nom du média) ou encore un espace de cowor­king occu­pé en ce moment par “La cape”, une coopé­ra­tive de jeunes Rou­bai­siens. Vous l’au­rez com­pris, le temps des fioles et des pipettes est révo­lu.

Le stu­dio radio du pro­gramme Les Z’en­ton­noirs.

Pour tous ceux qui rêvent de déve­lop­per leur pro­jet dans le havre de paix qu’est la Condi­tion Publique, il reste encore des labos à louer, pour un jour, une semaine, un mois et plus si affi­ni­tés. Le prix de la loca­tion est déter­mi­née au mètre car­ré : pour un espace de 42 m² (taille moyenne des labos), il faut comp­ter 346 euros par mois (hors taxe, charges et Inter­net com­pris).

Une fois loué, le labo est acces­sible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et vous avez accès à l’en­semble des ser­vices pro­po­sés par la Condi­tion publique : la can­tine publique, le FAB LAB (espace dédié au numé­rique) et les évé­ne­ments cultu­rels orga­ni­sés. La seule condi­tion pour accé­der à ces labos tout beaux est d’être por­teur de pro­jets cultu­rels, sociaux, artis­tiques ou qui tournent autour de l’a­li­men­ta­tion (oui oui, c’est vaste). Parce que le but de ces labos de la Condi, c’est d’ac­cueillir des gens qui ont besoin d’es­pace pour bos­ser mais sur­tout de créer un pont entre l’é­co­no­mie et la culture. Bref, vrai­ment pas besoin d’a­voir une blouse blanche pour deve­nir un labo­ran­tin.

Pour avoir toutes les infor­ma­tions concer­nant ces dif­fé­rents espaces, c’est ici.