La file d’attente en face de la Bellezza agace bien fort la mairie

Dans Food Porn, Lille
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Vous y êtes allés ? Si c’est le cas, vous savez que pour avoir une table à la Bel­lez­za, le res­tau­rant Big Mam­ma qui a ouvert à la ren­trée rue Esquer­moise, il faut accep­ter de se pla­cer dans la file d’at­tente ins­tal­lée sur le trot­toir d’en face dès 19 heures. En fait, c’est inter­dit, et la mai­rie le rap­pelle à la Bel­lez­za. 

A Paris, c’est vrai que ça se fait par­tout : cer­tains res­tau­rants ne prennent pas de réser­va­tion, donc pour y man­ger, il faut s’y poin­ter tôt ou attendre qu’une table se libère. On repère géné­ra­le­ment un res­to dans le vent à la taille de sa file d’at­tente sur les trot­toirs de la capi­tale. A Lille, il n’y a qu’un res­tau­rant qui fait ça : la Bel­lez­za, rue Esquer­moise appar­te­nant à l’en­seigne (pari­sienne of course) Big Mam­ma. Alors qu’on se le dise tout de suite : le res­tau­rant mérite par­fai­te­ment son suc­cès. Les piz­zas sont effec­ti­ve­ment à se dam­ner, et le cadre est hal­lu­ci­nant de beau­té. Mais voi­là, ins­tal­ler une file avec bar­rières et tout le tsoin-tsoin n’est pas vrai­ment accep­té à Lille. 

Inter­ro­gé par les copains de La Voix du Nord, l’ad­joint à l’oc­cu­pa­tion du domaine public Jacques Richir déclare que le res­to n’est pas dans les clous (les serre-file ont été ins­tal­lés sans auto­ri­sa­tion muni­ci­pale) et que cette orga­ni­sa­tion est “gênante et dan­ge­reuse”. Et on doit bien admettre qu’à l’heure de l’a­pé­ro, sur le trot­toir de gauche du bout de la rue Esquer­moise, on ne cir­cule pas des masses. Du coup, la mai­rie demande à La Bel­lez­za de se mettre à prendre des réser­va­tions par télé­phone, inter­net ou appli­ca­tion, comme les autres res­tos de la ville font. 

Et Big Mam­ma ne semble pas vrai­ment être très dis­po­sé à faire ça. L’en­seigne a plu­tôt fait auprès de la mai­rie une demande d’a­mé­na­ge­ment de zone d’at­tente sur le domaine public rien que pour elle. Ce qui ne passe pas hyper bien auprès de la mai­rie, vous ima­gi­nez bien.