On sait à quoi devrait ressembler la future piscine olympique de Lille

Dans Lille, Sueur

©Rabot Dutilleul Construction / Spie Batignolles / Aueur Weber Architectes

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A un truc énorme, déjà. Plein de bas­sins, une fosse de plon­gée, un res­tau­rant, des ham­mams, sau­nas et tout le tsoin-stoin… Si le calen­drier de la MEL suit son cours, en 2021, on aura tous pis­cine. 

Lors de son der­nier conseil com­mu­nau­taire, la Métro­pole Euro­péenne de Lille a annon­cé avoir rete­nu Rabot-Dutilleul pour construire la future pis­cine olym­pique qui devrait prendre place sur une par­tie de la Friche Saint-Sau­veur. Sur 13 000 m², le com­plexe, s’il ne fait pas plouf (lire ci-des­sous, der­nier para­graphe pour être pré­cis), sor­ti­ra de terre d’i­ci 2021. Et il ne fau­dra pas moins de trois ans pour construire tout ça. 

Pho­to © equipe gehl /SPL eur­alille

Bassins à gogo

En vrac : un bas­sin olym­pique de 50 mètres et 10 cou­loirs, un bas­sin “poly­va­lent” de 25 mètres avec struc­tures gon­flables, plon­geoirs et par­cours, un bas­sin nor­dique exté­rieur de 25 mètres ouvert toute l’an­née, un bas­sin “bal­néo-ludique” pour les chtits gamins, un bas­sin aqua­fit­ness, et une fosse de plon­gée qui devrait être la plus pro­fonde d’Eu­rope : les plon­geurs pour­ront, au choix, des­cendre à 3 mètres, 6 mètres, 12 mètres, 20 mètres et même 42,5 mètres. Sans oublier un espace sau­na et ham­mam, un res­tau­rant et une salle de récep­tion. Voi­là, ça, c’est pour les bases. 

©Rabot Dutilleul Construc­tion / Spie Bati­gnolles / Aueur Weber Archi­tectes

Piscine verte

Mais la MEL déclare avoir rete­nu ce pro­jet sur­tout pour son fort carac­tère éco­lo annon­cé. Les bas­sins seront en inox pur, l’en­semble sera relié au chauf­fage urbain, le trai­te­ment des eaux se fera à l’o­zone pour les bas­sins inté­rieurs (qui pol­lue moins que le chlore), les 8000 m² de toi­ture seront végé­ta­li­sés, et le bâti­ment sera entou­ré de 1800 m² d’es­paces “pleine terre”. La consom­ma­tion d’eau par usa­ger sera réduite par envi­ron 2, les eaux de bai­gnade seront réuti­li­sées, et une par­tie de l’éner­gie vien­dra des pan­neaux solaires ins­tal­lés sur le toit. 

©Rabot Dutilleul Construc­tion / Spie Bati­gnolles / Aueur Weber Archi­tectes

Vraiment pour 2021 ? 

Le truc, c’est que la pis­cine doit se construire sur la friche Saint-Sau­veur. En octobre, le tri­bu­nal admi­nis­tra­tif, sai­si par les asso­cia­tions A.S.P.I. et P.A.R.C. Saint Sau­veur, a émis des réserves sur le pro­jet de réha­bi­li­ta­tion de cette friche de 25 ha, arguant que la MEL n’a­vait pas fait le néces­saire pour infor­mer cor­rec­te­ment la popu­la­tion de ce pro­jet colos­sal (2500 loge­ments, entre autres), et qu’il man­quait des infor­ma­tions sur la qua­li­té de l’air. Les défen­seurs de la friche ont vu ça comme une vic­toire, mais la Métro­pole Euro­péenne de Lille se dit mal­gré tout sereine et a annon­cé une nou­velle enquête publique en avril 2019. Donc, sur le papier, le pro­jet de pis­toche géante est acté, et comme le per­mis de construire n’a pas encore été dépo­sé, il n’y a pas de retard à pro­pre­ment par­ler. L’af­faire reste néan­moins à suivre de près.

©Rabot Dutilleul Construc­tion / Spie Bati­gnolles / Aueur Weber Archi­tectes

Lire aus­si : 
Nou­veau rebon­dis­se­ment pour le pro­jet de la friche Saint-So