De nouvelles dégradations antispécistes sur des boutiques lilloises

Dans Fait divers, Lille
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On pen­sait la ten­sion redescen­due entre mil­i­tants veg­ans extrémistes et com­merces de bouch­es de la métro­pole lil­loise. C’é­tait avant la nou­velle vague de dégra­da­tions qui a eu lieu dans la nuit de mar­di à mer­cre­di dans le cen­tre-ville où au moins trois com­merces ont été visés.

Foie gras = tor­ture” sur la vit­rine de la Comtesse du Bar­ry, bou­tique de la rue Esquer­moi­se. “Leur peau, pas la vôtre”, sur celle du mag­a­sin de vête­ments Max Mara du Vieux-Lille ou encore “Tu n’as tou­jours pas com­pris” sur celle de Canard Street. Les slo­gans tagués vers 3 heures du matin ce mer­cre­di sont tous signés ALF (Ani­mal Lib­er­a­tion Front) et ont été accom­pa­g­nés par des coups sur les vit­rines.

Rue de Béthune, chez Canard Street, on ne voy­ait presque plus les stig­mates de la nuit avant le coup de feu du mer­cre­di midi. L’en­seigne n’en est pas à sa pre­mière attaque et préfère ne plus les com­menter. “Ce n’est pas ça qui nous empêchera de boss­er”, lâche sim­ple­ment l’un des employés.

Du côté du Vieux-Lille, c’est une pre­mière pour la bou­tique de la Comtesse du Bar­ry. Le gérant, qui habite juste au-dessus, a été réveil­lé par le bruit vers 3 heures du matin mais a cru à un retour de soirée bruyant.

Il n’a pu con­stater les dégâts que ce matin. Il est allé porté plainte et on a tout de même ouvert”, explique Mathilde, salariée de la bou­tique où l’on vend, entre autres, du foie gras. Elle ne cache pas que la sit­u­a­tion est déjà déli­cate économique­ment par­lant, “mais on ne répon­dra pas par la vio­lence et on garde le sourire”. “On s’y attendait un peu, on avait déjà eu un tag il y a quelques années mais on pen­sait que ça arriverait pen­dant la péri­ode des fêtes”, ajoute-t-elle.

Chez Max Mara, en revanche, la sur­prise est totale. “Ici, on ne vend ni cuir, ni four­rure, je ne pen­sais pas être une quel­conque cible, avoue Aïcha Duquesne, la gérante. Je crois que ce sont des gens pro­fondé­ment mal­heureux qui ont dû com­met­tre ces actes. Je ne vois que ça pour expli­quer qu’on s’at­taque aux biens des autres, peu importe la rai­son ou la moti­va­tion”.

Après la venue des forces de l’or­dre pour faire con­stater les dégra­da­tions, les gérants des bou­tiques sont allés porter plainte.