#CleverHack : Dagoma a falsifié les plans des flingues imprimables

Dans Geek, Lille
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Voilà qui est intelligent : devant la multiplication des fichiers source permettant d’imprimer son propre flingue en plastique (qui tire de vraies balles, qui tuent vraiment), la ferme d’imprimantes 3D roubaisienne Dagoma a piraté ces fichiers pour rendre ces flingues inoffensifs. C’est beau.

Reprenons depuis le début. Les imprimantes 3D se sont bien démocratisées. Avec un tel joujou, on peut fabriquer tout ce qu’on veut. Et il n’a pas fallu une décennie pour que les grands méchants de ce monde s’en emparent pour fabriquer des armes. Indétectables puisque dénuées de métal, mais tout à fait mortelles quand même.

Le principe est simple, explique-t-on chez Dagoma. Les véritables fichiers d’armes à feu ont été téléchargés puis modifiés pour qu’aucune des pièces ne puisse s’emboîter avec une autre, rendant l’arme, une fois imprimée, totalement inoffensive.” Voilà, c’est aussi simple que ça.

Pour que ces fichiers soient considérés comme des vrais par les internautes souhaitant obtenir une arme, toutes les modifications réalisées sont imperceptibles à l’œil nu : poids, aspect, nom, composition. Puis ces fichiers ont été diffusés là où les originaux se trouvaient : forums, sites, plateformes de modèles 3D.” Et hop ! Un hack bien utile, qui nous permet d’imaginer avec délice la tête de celui qui, après avoir imprimé son petit flingue en plastique, réalisera qu’il s’est fait avoir.

Bon à savoir pour votre gouverne : Dagoma s’est attaqué à des centaines de fichiers, qui ont été téléchargés plus de 13 000 fois depuis la fin de l’opération commando. Ce qui a poussé Dagoma a développer un logiciel qui rendra impossible l’impression d’armes à feu avec ses imprimantes 3D.