“La casa d’Oppoa”, la web série du collectif roubaisien frappe fort

Dans Ch'est bieau, Lille

© OPPOA

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“On parle pas, on agit” est une asso­cia­tion créée en 2015 par Saher Meh­ri. Ce col­lec­tif de jeunes rou­bai­siens nous rap­pelle en musique que si Rou­baix est l’une des villes les plus pauvres de France, elle reste un petit para­dis des soli­da­ri­tés.

On vous en a déjà par­lé, le mou­ve­ment soli­daire à la jeu­nesse “On parle pas, on agit” est une asso où “les jeunes sont au coeur du dis­po­si­tif” d’a­près son fon­da­teur, Saher Mhe­ri. Elle pro­pose des dis­tri­bu­tions de nour­ri­ture ou d’ha­bits, des coupes de che­veux (rasage com­pris) gra­tuites, des visites en mai­son de retraite ou encore des col­lectes pour aider des orphe­lins.

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Pour diver­si­fier son acti­vi­té, le col­lec­tif “a créé des struc­tures dans la struc­ture”. Au sein d’Oppoa, “les grands sont dans l’ombre, les jeunes dans la lumière.” Mais atten­tion, Saher pré­cise : “On ne donne pas du pois­son, on apprend à pêcher”. Les jeunes sont là pour “mettre la main à la pâte” en décou­vrant et met­tant en pra­tique des com­pé­tences pro­fes­sion­nelles.

Ils vrai­ment sont au coeur du dis­po­si­tif”, sou­ligne encore une fois le pré­sident de l’as­so. C’est d’ailleurs fla­grant quand on regarde leurs clips, réa­li­sés de A à Z par des ados. Ils prouvent que jeu­nesse n’est pas tou­jours syno­nyme d’a­ma­teu­risme.

Un tremplin musical solidaire

L’as­so montre ses actions sur sa chaîne You­Tube sous la forme de web séries. La sor­tie du troi­sième épi­sode de “La casa de Oppoa” met DJEYA en avant. À dix-neuf ans, ce jeune étu­diant rou­bai­sien membre d’Op­poa depuis six mois, signe le rap du der­nier clip. Dans son texte, il invite tous les jeunes “à ne pas aban­don­ner”, “à avoir des rêves mais sur­tout des objec­tifs”.

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En fai­sant réfé­rence au suc­cès Net­flix “La casa de papel”, Oppoa signi­fie être là “pour bra­quer la pau­vre­té, tout sim­ple­ment”. On vous laisse écou­ter.

Un jour, il nous a fait une sur­prise et nous a écrit un mor­ceau”, raconte Saher Mhe­ri. “Ça nous a beau­coup tou­ché”. Pour DJEYA, c’é­tait plu­tôt natu­rel. Il écrit des poèmes depuis ses treize ans et s’est mis au rap il y a trois ans. Lui pour qui “l’i­dée de faire un truc dans l’aide, ça fait plai­sir” a reçu en retour le sou­tien d’Op­poa et de ses par­te­naires pour pro­duire, fil­mer et enre­gis­trer ce clip, son pre­mier rap ren­du public.

Ça a pris une dimen­sion géniale”, com­mente Saher Mhe­ri. En décou­vrant son talent, ce der­nier a vou­lu aider DJEYA à enre­gis­trer une chan­son. L’as­so a réuni 100 euros pour payer Da-Mas, une autre asso qui pos­sède un stu­dio. Da-Mas a pro­po­sé d’en­re­gis­trer gra­tui­te­ment DJEYA, l’argent a donc été uti­li­sé pour ache­ter des den­rées ali­men­taires puis les dis­tri­buer. Et voi­là, la boucle de la soli­da­ri­té est bou­clée.

Si vous êtes chauds pour vous enga­ger ou sim­ple­ment curieux d’en savoir plus, vous pou­vez vous aven­tu­rer sur la page Face­book d’Op­poa ou direc­te­ment sur son site inter­net. Et pour plus de vidéos, filez donc sur leur chaîne You­tube.