Aviscène, l’interne qui raconte la vie au CHU de Lille sur YouTube

Dans Lille

Capture d'écran de la page YouTube d'Aviscène.

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Sur You­Tube, Avis­cène par­tage ses états d’âme avec humour. Étu­diant en méde­cine, en deuxième année d’in­ter­nat au CHU de Lille, il fait rire tout en éclai­rant sur la réa­li­té du monde de la méde­cine. Qui est-il ? Que veut-il ? Quels sont ses réseaux ? Il suf­fi­sait de deman­der.

“Moi c’est Avis­cène” com­mence-t-il par nous dire. Jus­qu’i­ci, tout va bien. Son nom est ins­pi­ré de celui du méde­cin et phi­lo­sophe de la Perse antique Avi­cenne. “Je suis interne en méde­cine géné­rale, c’est ma hui­tième année de méde­cine à Lille”. Il pour­suit sa pré­sen­ta­tion, et là ça devient vrai­ment inté­res­sant : “Je fais des vidéos depuis ma cin­quième année, pour rela­ter le quo­ti­dien des études en méde­cine. J’ai com­men­cé par faire des vidéos sur Face­book, et comme ça mar­chait bien, je me suis lan­cé sur You­Tube pour pro­po­ser des vidéos plus éla­bo­rées, sous des for­mats mar­rants ou sérieux, avec des thé­ma­tiques liées à la méde­cine ou des sujets qui s’en rap­prochent.”

Un Youtubeur couteau suisse

Avis­cène a 16,5K abon­nés sur sa chaîne You­Tube et 60K sur Face­book. Il pro­pose plu­sieurs types de vidéos sur sa chaîne. Par­fois on rigole, par­fois on com­pa­tit, sou­vent on s’ins­truit. À la base, faire rire c’é­tait le cœur du pro­jet. Le jeune homme est même mon­té sur la scène du Spot­light à ses débuts. Aujourd’­hui, “c’est com­pli­qué de tout faire, mais ça me plai­rait de recom­men­cer. Je réflé­chis à des for­mats”, confie-t-il.

Après avoir gagné en visi­bi­li­té, il a com­men­cé à col­la­bo­rer avec des jour­naux spé­cia­li­sés comme What’s up doc ou Le Géné­ra­liste. En plus de son tra­vail à l’hô­pi­tal. En plus du tour­nage et du mon­tage de ses vidéos aus­si. Com­ment trouve-il le temps de faire tout ça ? C’est appa­rem­ment simple, il “anti­cipe pas mal les choses” même si ça lui est déjà arri­vé de “mettre en pause” son acti­vi­té de You­tu­beur. “Ça a pris tel­le­ment d’im­por­tance que je peux pas trop me per­mettre de mettre tout ça de côté. Le revers de la médaille c’est que je me repose pas très sou­vent. C’est très pre­nant, mais ça me per­met de souf­fler.”

Comique mais surtout médecin

Si son public tend à s’é­lar­gir, c’est tout de même dans la com­mu­nau­té médi­cale qu’il est le plus connu. Cer­tains de ses col­lègues lui ont déjà fait des reproches. “J’es­saye de pas y faire atten­tion, parce qu’il y a pas de rai­sons. C’est des acti­vi­tés paral­lèles à mon tra­vail, on peut rien me repro­cher sur le fond.”

“Moi quand je suis à l’hôpital, je ne parle pas de mes acti­vi­tés. Main­te­nant, les gens me recon­naissent et m’en parlent d’eux mêmes, dans la plu­part des cas c’est dans le bon sens”. Ses patients l’ont rare­ment recon­nu. En géné­ral, quand ça arrive il n’y a “pas de sou­ci car mes vidéos montrent que je suis un gars qui tra­vaille et qui fait de la méde­cine comme tous les autres méde­cins”.

Avis­cène est donc un (futur) tou­bib avant tout. Mais quand même, on lui a posé la ques­tion : pour­quoi ne pas pri­vi­lé­gier une car­rière d’ar­tiste ? “Je ne sais pas si ça se serait déve­lop­pé si j’a­vais pas fait méde­cine. C’est vrai que des fois j’en ai marre, mais je serre les dents pour ter­mi­ner. C’est ce que je vou­lais faire, et c’est tou­jours le cas.” On résu­me­rait bien ça par un petit “Je panse donc je suis”, mais le jeu de mot paraît quelque peu hasar­deux.

Pour mieux connaître Avis­cène sans pas­ser par la case hos­to, vous pou­vez liker sa page Face­book ou le suivre sur sa chaîne You­Tube.