Tous les possibles, l’asso étudiante qui porte bien son nom

Dans Ch'est bieau, Lille
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À vingt ans, Samuel Fer­gom­bé a des idées sur le point de se concré­ti­ser. Le 13 février, il lan­ce­ra offi­ciel­le­ment son asso “Tous les pos­sibles” avec deux objec­tifs : sen­si­bi­li­ser les jeunes à l’é­co­no­mie sociale et soli­daire et rendre un peu plus acces­sible le tis­su asso­cia­tif de la métro­pole lil­loise.

Puisque qu’on en parle, autant défi­nir ce que c’est l’é­co­no­mie sociale et soli­daire, ou ESS, comme on dit quand on a pas le temps. Pour Samuel, “c’est un sec­teur qui donne une nou­velle vision de l’é­co­no­mie et de l’as­so­cia­tif, en pre­nant en compte un cer­tain nombre d’en­jeux”. Il pense par exemple à l’en­vi­ron­ne­ment, le loge­ment, l’emploi ou encore la finance. L’ESS “remet l’hu­main à sa place” et mise des­sus plu­tôt que “sur le pro­fit”. Dans ce para­digme, “l’argent a pour objec­tif le bien com­mun.

Si vous pré­fé­rez les défi­ni­tions bar­bantes à la sauce www.economie.gouv.fr, en voi­là une. Sinon, vous pou­vez zap­per ce para­graphe, on se retrouve après la pho­to de Samuel. “Le concept d’é­co­no­mie sociale et soli­daire (ESS) désigne un ensemble d’en­tre­prises orga­ni­sées sous forme de coopé­ra­tives, mutuelles, asso­cia­tions, ou fon­da­tions, dont le fonc­tion­ne­ment interne et les acti­vi­tés sont fon­dés sur un prin­cipe de soli­da­ri­té et d’u­ti­li­té sociale.

Trêve de blabla

Main­te­nant qu’on sait de quoi on parle, voyons com­ment on en parle. Le fon­da­teur nous explique que “Tous les pos­sibles a pour objec­tif de sen­si­bi­li­ser d’a­bord les jeunes” et de “déve­lop­per avec eux des ini­tia­tives nou­velles”. Il est convain­cu que “chaque étu­diant a des idées d’i­ni­tia­tives” mais il pense que l’ac­cès au monde asso­cia­tif peut être com­pli­qué : “Si on baigne pas dedans, on a du mal à voir tous ces pro­jets.”

Qui dit jeune, dit inter­net et dit réseaux sociaux. Samuel n’é­chappe pas à cette règle. “Si quel­qu’un a une idée d’i­ni­tia­tive, il peut la pro­po­ser sur le site inter­net.” Ce même quel­qu’un, ou un autre peu importe, peut s’a­bon­ner à la news­let­ter men­suelle de l’as­so. Sinon, on peut tou­jours dis­cu­ter sur Face­book avec son chat­bot.

Samuel ima­gine déjà de nou­veaux moyens d’a­gir : “On pour­rait ima­gi­ner sur Face­book des pro­po­si­tions d’i­ni­tia­tives qui met­traient les gens direc­te­ment en lien.” Par exemple, vous pour­riez pro­po­ser une col­lecte de déchets dans votre quar­tier, la com­mu­nau­té Face­book en infor­me­rait vos voi­sins et pour­rait vous mettre en rela­tion avec les autres volon­taires pour vous per­mettre de vous orga­ni­ser.

Samuel lan­ce­ra son asso en com­pa­gnie de San­drine Rous­seau, la vice-pré­si­dente de l’U­ni­ver­si­té de Lille. Ce sera l’oc­ca­sion de par­ler de ce qu’est l’en­ga­ge­ment, pré­sen­ter les contours du pro­jet, ses acteurs et com­men­cer à pro­po­ser des ini­tia­tives.

Ça se passe à La Clique, un bar du Vieux-Lille, place Louise-de-Bet­ti­gnies, le 13 février à par­tir de 20 heures. L’en­trée est gra­tuite, mais il faut s’ins­crire en cli­quant sur ce lien.