L’Université de Lille met en place des stages croisés pour les étudiants en médecine ou pharma

Dans La Fac, Lille, Santé !
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Pour déve­lop­per l’in­ter­pro­fes­sion­na­li­té, les facs de méde­cine et de phar­ma tentent le cros­so­ver. Les jeunes méde­cins feront des stages en offi­cines et les futurs phar­ma­ciens iront jeter un œil chez les géné­ra­listes. En mode “on a échan­gé les étu­diants”.

Dès les pro­chaines semaines, l’U­ni­ver­si­té de Lille compte mettre en place cette nou­velle for­mule. “L’i­dée est la sui­vante : pour tous les phar­ma­ciens en filière offi­cine, deux jour­nées d’ob­ser­va­tion dans le cabi­net d’un géné­ra­liste, et pour les internes en méde­cine géné­ra­liste, deux jour­nées d’ob­ser­va­tion en offi­cine”, explique Didier Gos­set en bon doyen de la fac de méde­cine.

Ces incur­sions pro­fes­sion­nelles concer­ne­ront près de 100 étu­diants en sixième année de phar­ma et 400 étu­diants géné­ra­listes en pre­mière et seconde année d’in­ter­nat. Elles per­met­tront aux uns de décou­vrir les méthodes de tra­vail des autres. Elles seront aus­si l’oc­ca­sion d’é­ta­blir un dia­logue entre les deux pro­fes­sions. Un échange plus pro­fond que l’en­voi d’or­don­nances par patients inter­po­sés.

Tâche d’huile

Si d’autres uni­ver­si­tés ont déjà ten­té l’ex­pé­rience, celle de Lille est la pre­mière à sys­té­ma­ti­ser cette étape dans le cur­sus des étu­diants. Didier Gos­set espère “faire tâche d’huile” pour que d’autres uni­ver­si­tés adoptent cette péda­go­gie.

Deux jours, ça peut paraître un peu court. C’est quand même “mieux que rien” pour le doyen. Il pré­cise que pour des rai­sons juri­diques, faire plus que deux jours serait com­pli­qué, “les textes ne per­met­tront pas d’al­ler plus loin”. Après tout, en deux jours dans le milieu médi­cal, on peut déjà obser­ver beau­coup de choses.

Au détour d’une inter­view, on a deman­dé son avis au You­tu­beur Avis­cène sur ces stages croi­sés : « C’est bien de connaitre un peu mieux les pro­fes­sion­nels avec les­quels on tra­vaille. Deux jours d’im­mer­sion, est-ce que ça apporte quelque chose ? J’en sais rien. Mais ça ne peut pas faire de mal.”

Lire aus­si :
Avis­cène, l’in­terne qui raconte la vie au CHU de Lille sur You­Tube