La Planque, le nouveau bar qui cache bien son jeu

Dans Lille
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Un nou­veau bar est enfoui dans les pro­fon­deurs du Vieux Lille. Son petit nom : La Planque. Une belle cave char­gée d’his­toire amé­na­gée par deux frères, Ben et Alex. Ils ont façon­né ce bar à leur image : cool et accueillant.

Quand elle appar­te­nait à une coif­feuse pen­dant l’Oc­cu­pa­tion, cette cave a lit­té­ra­le­ment ser­vi de planque. C’est une his­toire de dingue. Une coif­feuse lil­loise vivait une love sto­ry avec un sol­dat alle­mand. Le sol­dat ayant pré­ve­nu sa douce et tendre d’une rafle immi­nente, cette der­nière a pris l’i­ni­tia­tive de cacher des enfants Juifs dans sa cave pour leur évi­ter la dépor­ta­tion. C’est en hom­mage à cette belle his­toire que Ben et Alex ont nom­mé leur bar “La Planque”.

À la fin des années 1980, c’est un res­tau péru­vien qui s’ins­talle dans cette vaste salle. Après sa fer­me­ture l’an­née der­nière, Ben et Alex l’ont acquise pour la mettre aux normes et la réamé­na­ger. “On a tout pété”, raconte Ben. Tout pété, mais rien gas­pillé, puisque cer­tains élé­ments de la déco sont tou­jours là et que du maté­riel a été récu­pé­ré pour construire des tables ou encore le bar. Les deux frères racontent avoir “chi­né pas mal pour don­ner un côté cha­leu­reux” avec un objec­tif : “Qu’on se sente comme à la mai­son.

La pari est réus­si. Quand on passe la petite porte d’en­trée pour ensuite des­cendre l’es­ca­lier, on est pas très ras­su­ré. Mais en décou­vrant la salle, la sur­prise est au ren­dez-vous. C’est grand, lumi­neux et cha­leu­reux. Ben confesse que cer­tains rebroussent che­min avant même d’en pro­fi­ter, alors que des per­sonnes se disant claus­tro­phobes réus­sissent à pas­ser un super moment, même si cer­tains “res­tent près de l’es­ca­lier”, sou­rit-il. En tout cas, les gens reviennent.

Un freestyle contrôlé

L’hu­main est au coeur de la phi­lo­so­phie de Ben et Alex, et c’est à leur image qu’ils ont façon­né leur bar. “Sans pré­ten­tion, en fait, le concept c’est nous”. “Tous les gens qui viennent, on essaye de se rap­pe­ler de leur petit nom et de leur petite vie.” À La Planque, tout est pos­sible. Le cock­tail de vos rêves n’est pas au menu ? Il suf­fit d’en dis­cu­ter avec les gérants. C’est ce qu’a fait un cer­tain Mar­tin, grand ama­teur de Old Fashio­ned (un cock­tail à base de whis­ky). Et main­te­nant, qu’est-ce qu’on trouve sur la carte ? “Le Old Fashio­ned de Mar­tin”.

Comme dit Ben, créer un endroit sym­pa, c’est pas com­pli­qué, “suf­fit d’é­cou­ter les gens. Ils construisent le truc avec nous”. Ne soyez pas sur­pris. On vous pren­dra au mot si vous envi­sa­gez de créer votre propre shoo­ter au bar ou si vous pro­po­sez n’im­porte quelle idée cool aux bar­mans.

C’est ça, la phi­lo­so­phie du “free­style mai­tri­sé”. À tout moment les gens peuvent se mettre à dan­ser sur le bar. “Cer­tains l’ont déjà fait. Il est fait pour ça aus­si, c’est du solide”. Le capi­tal sym­pa­thie de ce bar est super éle­vé. Comme si ça ne suf­fi­sait pas, une ancienne star inter­na­tio­nale du bal­lon rond par­ti­cipe au ser­vice. Edgar Borges, l’u­ru­guayen pas­sé par le LOSC dans les années 80–90 fait par­tie de l’a­ven­ture.

À la planque, on peut se faire plai­sir autour d’une bonne planche accom­pa­gnée de toutes sortes de bois­sons entre cinq et sept euros. On peut aus­si jouer au beer pong. À moins que vous ne pré­fé­riez jouer du pia­no ?

Puis­qu’on est sym­pa, on vous indique l’en­trée de La Planque. C’est au 42 bis rue des Trois Molettes. L’hap­py hour c’est de 18 à 20 heures du mar­di au same­di. Selon vos besoins, la salle peut être par­tiel­le­ment ou tota­le­ment pri­va­ti­sée pour orga­ni­ser toute sorte d’é­vé­ne­ments.

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