Des étudiants en droit montent une clinique juridique gratuite

Dans La Fac, Lille
Scroll par là

Voi­là une idée for­mi­dable : les étu­diants en droit veulent pra­ti­quer le droit. Les gens ont besoin par­fois de conseils juri­diques. Les pre­miers vont donc se pen­cher sur les cas des deuxièmes, gra­tui­te­ment, et avec le regard aigui­sé d’un avo­cat pro­fes­sion­nel.

Se frot­ter un peu à la vraie vie des vrais gens, et non à des cas d’é­cole inven­tés pour l’exer­cice, rien de mieux pour savoir si on est fait pour ça. La cli­nique juri­dique fraî­che­ment créée par les étu­diants de droit de l’U­ni­ver­si­té de Lille a cette ambi­tion d’a­me­ner un peu de pra­tique à l’en­sei­gne­ment, de mettre le nez de ses étu­diants dans des codes pour en tirer un vrai ensei­gne­ment.

La cli­nique a été créée par des étu­diants de l’é­cole d’a­vo­cats et du mas­ter droit du tra­vail, pré­cise la pré­si­dente de l’as­so­cia­tion, Sarah Ker­rich. Nous vou­lions pro­po­ser un vrai accès au droit pour les per­sonnes du quar­tier, qu’elles puissent être aidées et orien­tées.” Les membres de l’as­so­cia­tion se sont rap­pro­chés du bar­reau de Lille pour obte­nir le sou­tien des avo­cats, qui prê­te­raient béné­vo­le­ment un œil d’ex­pert sur les dos­siers qui se pré­sen­te­raient.

Travail, logement, administratif

Nous trai­te­rons des demandes liées au quo­ti­dien, dans quatre grands domaines, ajoute Sarah. Le droit de la famille, le droit du tra­vail, les litiges liés aux contrats conso, et les litiges admi­nis­tra­tifs et le droit des étran­gers.” Si vous avez besoin d’aide pour com­prendre un pro­blème lié à votre bail, ou si vous avez un sou­ci à com­prendre un truc sur votre contrat de tra­vail, la cli­nique juri­dique peut filer un coup de main.

Les gens prennent ren­dez-vous en ligne pour ensuite se rendre à la per­ma­nence le jeu­di après-midi ou le same­di matin à la fac de droit, et ils sont accueillis par deux à trois étu­diants”, pour­suit Sarah, avant de pré­ci­ser que tous les dos­siers admis sont lus et vali­dés par un avo­cat béné­vole. “Tout le monde peut faire appel au ser­vice, sans condi­tion par­ti­cu­lière.

Pour le moment, pas loin de 80 étu­diants ont pro­po­sé leurs ser­vices à l’as­so­cia­tion. “C’est un vrai suc­cès, il y a une vraie demande de leur part de pra­ti­quer le droit.” Pour cette année, les ins­crip­tions sont closes, mais si ça vous tente, vous pou­vez rejoindre l’as­so à par­tir de la 3e année d’é­tude.

Tout ça sous l’œil plu­tôt bien­veillant de l’U­ni­ver­si­té de Lille, qui met à dis­po­si­tion des locaux sur le cam­pus de Mou­lins pour l’as­so­cia­tion. “La suite, ce serait que l’U­ni­ver­si­té intègre car­ré­ment la cli­nique dans son pro­gramme”, confie Sarah. Dans les pays anglo-saxons, la pra­tique est cou­rante. “Là-bas, ça compte un peu comme un TD. Ou les avo­cats inter­ve­nants font car­ré­ment tra­vailler les élèves sur de vrais cas.

Si vous vou­lez prendre ren­dez-vous ou juste vous ren­sei­gner, ça se passe sur le site de la cli­nique ou sur sa page face­book.