Who run the webworld ? C’est la question qui agitera le Grand Barouf Numérique en mars

Dans Geek, Lille, Politique
Scroll par là

Le Grand Barouf Numérique porte plutôt bien son nom : chaque année il réunit à la CCI de Lille pendant deux jours tout un tas de gens, experts comme amateurs, autour d’une question qui touche la société numérique (c’est à dire quasi toute la société à l’heure actuelle). C’est gratuit et la 3e édition est prévue les 20 et 21 mars prochains.

On vous fait un bref flashback : à l’origine du Web, il n’y a pas de Big Bang mais un Britannique logiquement doué en informatique : Thomas Berners-Lee. C’est de sa brillante caboche que sont nés le http, le html ou encore l’URL. On est en 1989 et si Thomas a créé tous ces nouveaux protocoles, c’est qu’il avait un idéal : contribuer à l’émancipation des individus en leur donnant un accès gratuit et libre à un nombre incalculable de ressources. C’était beau.

Il y a clairement eu de bons dérapages depuis. Aujourd’hui, quand on regarde le monde du Web avec un peu de recul (avec Google ou Facebook en orbite autour), on pense plutôt à thunes, commerce des données, data centers et réchauffement climatique, cyber-harcèlement, dérives des réseaux sociaux etc.

Bref, le boss du Web aujourd’hui, ce n’est clairement plus son inventeur, qui le dit lui même : sa créature lui a un peu beaucoup échappé. Mais alors, du coup, qui gouverne ce monde aujourd’hui ?

Retour aux sources

C’est justement la question que se pose la 3e édition du Grand Barouf Numérique de la MEL qui revient à la CCI les 20 et 21 mars. On va pouvoir débattre, apprendre et papoter autour de ce vaste sujet avec pour but affiché d’imaginer le Web éthique et écolo-responsable de demain.

Et pour ça, le Grand Barouf a un programme riche en keynotes, ateliers et conférences avec des invités qui valent leur pesant d’or digital, venus du monde entier comme :

  • Sébastien Soriano, président de l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes)
  • Paula Berman (Brésil) de Earth Democraty Foundation
  • Nanjira Sambuli (Kenya) de la Web Foundation
  • Gaspard Koenig, fondateur du think-tank Génération Libre
  • Wendsler Nosie Sr., activiste américain
  • Pierre Mazet, chercheur en sciences sociales
  • et encore plein d’autres à découvrir juste ici

Vous l’aurez compris, on va pas mal discuter autour de l’utilisation des données (les donner pour le meilleur et pour le pire ?), sur l’accès au numérique pour tous et sur la transition écologique que le Web doit lui aussi intégrer.

Député fictif avec impact réel ?

Tout ce Grand Barouf ne servira pas qu’à penser dans le vent : en y participant, chacun deviendra un genre de député d’une assemblée parlementaire fictive créée pour l’occas’ où on pourra voter pour des propositions de loi après avoir participé à tel atelier, à telle conférence ou à tel jeu de rôle (oui il y en a aussi au programme).

A la fin des deux jours de Grand Barouf, on comptabilise les votes et, surtout, on les présente aux parlementaires et élus du coin (on rappelle en passant que c’est la MEL qui organise l’événement) lors d’un débat public pour qu’ils intègrent les questions, les peurs mais aussi les idées et les solutions des citoyens venus se faire du bien aux neurones pour cette 3e édition.

Parce que l’accès au Web ne devrait pas être une question d’argent, celui au Grand Barouf Numérique est gratuit. Il faut juste choper son billet en ligne sur son site internet et se pointer les 20 et 21 mars prochain à la CCI Grand Lille dans le centre-ville. Et pour découvrir le reste du programme, c’est par ici.